L’Asie fait un pas de plus vers Linux

Régulations

La Chine, la Corée du Sud et le Japon veulent se passer de Microsoft pour leurs systèmes informatiques

La page Microsoft serait-elle en train d’être tournée en Asie? Certainement. Cela fait plusieurs mois que trois géants du continent: la Chine, la Corée du Sud et le Japon affirment leur volonté de développer conjointement un système d’exploitation qui constituerait une alternative à Windows. Et qui dit alternative, dit Linux.

Aujourd’hui, les choses avancent encore un peu plus. Une réunion de hauts responsables de ces trois pays d’Asie de l’Est consacrée à leurs politiques concernant les technologies de l’information aura lieu à Pékin ce samedi. Son ordre du jour aura de quoi inquiéter Bill Gates et Steve Balmer: il s’agira d’établir des normes communes d’utilisation du célèbre logiciel libre. Il s’agira également de promouvoir la coopération technologique pour l’améliorer la sécurisation des systèmes informatiques et réduire le coût des logiciels des ordinateurs personnels et autres produits par l’utilisation de Linux, a commenté mercredi le quotidien économique japonais Nihon Keizai. Les gouvernements de ces trois pays pourront s’appuyer sur le projet Asianux, une distribution Linux développée par une “joint venture” sino-japonaise. Cette plate-forme développée spécifiquement pour le marché asiatique devrait être disponible cette année (voir notre article). Bref, Microsoft a du souci à se faire. De plus en plus d’entreprises, et surtout d’administrations, commencent à se tourner vers le logiciel au Pingouin afin de réduire leurs coûts et tenter de mieux sécuriser leurs systèmes, Windows étant la cible de 95% des attaques virales. Pour Microsoft, un projet ‘anti-concurrentiel’

En septembre dernier, lorsque ces trois pays d’Asie avaient annoncé leur intention de se tourner vers Linux, Microsoft avait dénoncé un projet qui lui semblait anti-concurrentiel.

“Nous voudrions voir le marché décider qui sont les gagnants dans le secteur du logiciel”, avait déclaré Tom Robertson, directeur des marchés publics pour l’Asie de Microsoft. “Les gouvernements ne devraient pas être en position de décider des vainqueurs.” Visiblement si.


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