L’attaque des téléphones mobiles Zombies

Sécurité

Des chercheurs de Georgia Tech, une célèbre université américaine, ont envisagé que les supports mobiles pourraient tout à fait servir de botnets pour des attaques de grande envergure

Les téléphones mobiles seraient-ils le prochain terrain de conflit des hackers? A en croire une étude réalisée par des scientifiques de Georgia Tech baptisé “Emerging Cyber Threats for 2009” (menaces informatiques émergentes), ces supports pourraient largement être des relais zombies, c’est-à-dire des postes infectés à l’insu de leurs utilisateurs, pour d’éventuelles attaques informatiques.

Considérant l’attrait croissant des consommateurs pour les smartphones, il semble logique que les hackers se penchent sur la question, si cela n’est pas déjà fait. D’autant que ces appareils disposent désormais d’une capacité informatique suffisante, d’applications Web et de meilleures connexions Internet, à la plus grande joie des pirates. Ils disposeraient ainsi d’une “large nouvelle avenue” pour une attaque à en croire les mots du rapport.

L’Université américaine a même émis une hypothèse : “si les téléphones mobiles sont absorbés par les botnets, de nouvelles manières de faire de l’argent pourraient émerger. Par exemple, on peut imaginer un support infecté programmé pour appeler à répétition une liste de numéros ou faire acheter des sonneries de portables“.

Une des questions que pose cette alternative est celle de la sécurisation des mobiles. Ce mardi, les dirigeants de F-Secure répondaient déjà à la question. Selon Kimmo Alkio, son p-dg que nous avons interrogé , “Le mobile est un marché qui va augmenter de manière très forte dans les années à venir, de plus en plus de consommateurs s’équipent de smartphones…Eux aussi auront besoin de sécurité.

Pourtant, avec des terminaux aux OS très différents (Symbian, Windows Mobile, RIM OS, iPhone, PalmOS), d’autres experts sont sceptiques et force est de constater que les menaces réelles sur mobiles restent encore très rares alors que les éditeurs agitent le chiffon rouge depuis plusieurs années déjà…

Georgia Tech explique néanmoins, qu’en général, les solutions de sécurité actuelles ne sont pas encore en phase avec la réalité puisqu’elles consomment bien trop d’énergie en batterie.


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