L’avenir incertain d’Apple en entreprise

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Si la part d’Apple grignote celle de Windows et ses partenaires constructeur sur le terrain des PC, quelques barrières s’opposent encore à l’entrée des Mac en entreprise.

Avec ses près de 3,9 millions de Mac vendus au troisièmes trimestre (selon les résultats), Apple a augmenté la ventes de ses machines de 27 % Principalement sur le territoire américain. Et la part de marché de Mac OS X a gagné 2 points, en Europe, s’établissant à 7,4 % des OS selon AT Internet Intitute. Certes, c’est presque négligeable comparé aux plus de 90 % de Windows mais il n’en reste pas moins vrai que, petit à petit, les machines Apple séduisent un plus grand nombre d’utilisateurs.

Y compris en entreprise. Les analystes estiment aujourd’hui qu’Apple est en mesure de s’installer significativement dans les milieux professionnels, où il a surtout brillé par sa discrétion pour des raisons historiques de stratégie (IBM ayant réussi à y imposer le standard «Personal Computer»). Le Mac séduit surtout les jeunes générations qui chercheront à conserver leurs habitudes et choix informatiques personnels dans le cadre de leur environnement professionnel. En août 2010, Student Monitor indiquait que 70 % des nouveaux étudiants des universités aux Etats-Unis utilisent un Mac. Un mouvement déjà amorcé puisque Enterprise Desktop Alliance évalue à 5,2 % le taux de Mac qui sera installé en entreprises en 2011 contre 3,3 % en 2009. Le fait que la firme de Cupertino soit également considérée comme la deuxième capitalisation boursière, devant Microsoft, est également de nature à rassurer les organisations qui se décideraient à investir dans le matériel à la pomme.

« Apple doit encore relever quelques défis pour favoriser l’adoption de ses produits en entreprise  », prévient cependant Fabrice Bardon, senior manager chez Ineum Consulting. A commencer par la sécurité. Si Mac OS X est réputé plus fiable que Windows (XP du moins), cela restera à prouver si le système était, au même titre que celui de Redmond, pris comme cible des cybercriminels. Dans tous les cas, l’OS de Cupertino devra prouver sa fiabilité, quitte à exploiter les outils de protections adéquates, s’il veut recevoir l’aval des responsable informatiques.

La compatibilité matérielle doit également franchir l’épreuve de la vérification. Aujourd’hui, certaines incompatibilités subsistent entre un Mac et les imprimantes, ce qui se traduit par des impressions altérées (tailles des polices non conformes, délais d’impression ralentis…). Enfin, la cohabitation avec Windows reste imparfaite. Notamment dans les formats de fichiers bureautiques. Pour Ineum, cela imposerait la présence de Windows (en Dualboot ou en virtuel) sur les Mac. Ce qui est un peu ballot et surtout va à l’encontre de l’optimisation des budgets auxquels sont confrontées les entreprises, crise économique aidant. Surtout face à des MacBook généralement plus onéreux à l’achat que des ordinateurs sous Windows. Autant de barrières à surmonter sinon « la part de marché d’Apple dans les entreprises risque fort de rester stable pour les années à venir », conclue Fabrice Bardon.


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