Le 3e arrondissement de Paris, premier sur le WiFi gratuit

Régulations

Cette expérimentation s’inscrit dans le cadre du projet “Paris ville
numérique” (PARVI) initié à la demande du Maire de Paris, Bertrand Delanoë

L’arrivée de ce réseau gratuit dans le troisième arrondissement correspond à la première grande expérimentation d’un service Internet sans fil grand public à Paris.

Le terme d’expérimentation est important, car pour l’instant ce réseau n’est prévu que pour 6 mois renouvelables un an. Le temps de bien cerner l’usage qui est fait du réseau par les habitants du quartier.

L’objectif étant de proposer l’accès gratuit au Web à un maximum de personnes et pour Meteor Networks, la société qui a installé le réseau et aussi pour la mairie de chercher de nouveaux modèles économiques pour globaliser cette expérience.

Comme le souligne l’adjoint au maire Olivier Ferrand : “D’un point de vue municipal, depuis 2001 nous essayons de développer les technologies dans notre arrondissement. Elles y sont déjà très présentes avec beaucoup de start-ups et de travailleurs free-lance dans le secteur du high-tech. C’est une de nos forces, économiquement parlant, et nous souhaitions encore la renforcer”.

Il est vrai que la mairie du troisième multiplie les initiatives pour séduire les technophiles. Ainsi en janvier 2004 elle a lancé (là aussi avec Meteor Networks) le premier hotspot en mairie. Une initiative qui a reçu un franc succès avec un nombre croissant d’utilisateurs déambulant dans les couloirs de la maire (une trentaine par jour).

L’opération a été suivie par le Maire de Paris qui a décidé de la généraliser à l’ensemble des mairies d’ici la fin 2007. Notons également l’initiative bi annuelle baptisée “Forum pour l’emploi pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication.”

C’est l’opérateur alternatif d’accès WiFi, Meteor Networks qui a assuré le suivi du projet et déployé le réseau de neuf antennes sectorielles intelligentes permettant pour l’instant de recevoir le WiFi dans un rayon de 800 mètres à 1km. D’après le Maire Pierre Aidenbaum “un tiers de l’arrondissement est couvert”.

Ce projet risque d’agacer les fournisseurs d’accès au Web, car il y a une forme de cannibalisation de leur marché à cause de ces réseaux gratuits.

Reste cependant à trouver un modèle économique pour le généraliser, comme le précise Olivier Ferrand : “on ne désespère pas de montrer qu’il existe une alternative à l’accès Internet payant. D’ailleurs, ce partenariat avec Meteor Networks n’a pas été financé avec les deniers de nos administrés.”

Pour Meteor, l’occasion d’expérimenter le WiFi en ‘outdoor’ dans un milieu urbain forcément soumis à la pollution des fréquences radios était trop belle.

Qui plus est, l’aspect gratuit du projet semble enthousiasmer Joël Bettan, dg de Meteor Networks : “Selon le hotspot il y a différents usages. Pour comprendre le gratuit, il faut comprendre ce que les internautes font avec le réseau, de la data, de la voix, du mail. Plusieurs modèles économiques sont envisageables. Il y a déjà de fortes demandes des publicitaires qui sont intéressés par le potentiel des informations à recueillir. Autre possibilité avec l’essor de l’e-administration, on peut aussi imaginer que ce WiFi soit dédié à l’accès des sites institutionnels. En réalité, les pistes ne manquent pas, mais le modèle économique va dépendre des usages constatés.”


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