Le ‘diable’ dans la barre d’outil de Google

Régulations

Une nouvelle fonctionnalité de la dernière version de la barre d’outils de Google soulève l’opprobre? Et une question, le moteur de recherche est-il passé du côté obscur ?

La colère enfle contre le moteur de recherche Google ! La nouvelle barre d’outils du moteur, la bêta 3, dispose d’une fonction ‘

AutoLink‘ contextuelle dont les résultats sont très? publicitaires. Sur le papier, la fonction AutoLink (disponible uniquement aux US), proposée sur la bêta 3 de la Toolbar de Google, est pourtant une idée pas si mauvaise que cela! A partir d’une requête, elle renvoie vers des liens, par exemple une carte en ligne pour une adresse, ou une description d’un livre lorsque la requête porte sur son ISBN. Seulement voilà, ce lien n’est pas anodin, et surtout il se présente comme un service proposé par Google, alors qu’il n’est qu’un artefact publicitaire. Prenons un exemple : nous avons posé comme requête l’ISBN (code US) d’un livre. Le bouton ‘AutoLink‘ s’est alors transformé en ‘Show book info‘. Un click sur ce qui se présente comme une information sur le livre recherché, et s’ouvre une nouvelle fenêtre dans Internet Explorer qui affiche la page de l’ouvrage recherché sur… le site Amazon.com ! Nous renouvelons l’expérience avec en requête une adresse, aux US toujours. Le bouton ‘AutoLink‘ se transforme en ‘Look for Map‘. Mais les adresses proposées sont multiples et renvoient vers des sites commerciaux ! Ainsi, à la requête de l’internaute qui amène une réponse précise, Google propose sans l’annoncer une réponse qui n’a rien à voir avec la demande, sauf d’être un contenu sponsorisé qui vient alimenter les caisses du moteur. Certains observateurs n’ont pas hésité à qualifier cette démarche de ‘evil‘. Google aurait donc laissé s’introduire le diable en lui ! En fait, ce qui est reproché au moteur est de placer sur sa page de résultats un lien publicitaire sans l’annoncer, une expérience qui avait été tentée en 2001 par Microsoft sur MSN, les SmartTags, mais l’éditeur y avait renoncé en faisant face à une levée de boucliers. Intégrée à la barre d’outil, cette fonctionnalité est considérée comme une tromperie qui exploiterait encore une fois la naïveté de l’internaute. En lui proposant un service qui ne répond pas à ses attentes, puisqu’il n’est que publicitaire. A force de courir après les modèles économiques, à la recherche de nouveaux moyens d’afficher de la publicité, Google pourrait y brûler ses ailes ! C’est en cela que certains observateurs affirment qu’avec ‘AutoLink‘ Google serait passé du coté obscur, du côté du diable !


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