Le hacker de la Nasa a bien du mal à décoller pour les US

Régulations

L’extradition de MCKinnon, ce pirate spécialiste de l’intrusion est repoussée
à 2007

Après des mois de patience, Gary McKinnon, celui que la presse britannique nomme le ‘Nasa hacker’, vient d’apprendre que sa dernière tentative pour échapper à l’extradition vers les USA allait se dérouler devant la Haute Cour londonienne, le 13 janvier 2007.

Cela fait depuis le mois de juillet 2006 que McKinnon attend cette décision. Rappelons que durant l’été de cette année il a perdu lors du premier appel. La cour estimant que l’extradition vers les États-Unis était justifiée. Une décision contestée par McKinnon qui a engagé une procédure en appel.

Si le 13 février, le choix de la justice est similaire, le dernier recours de McKinnon sera de se présenter devant la cour des Lords, mais il y a peu d’espoir pour que cette dernière remette en cause la décision de la cour d’appel.

McKinnon est réaliste sur sa situation et même s’il garde l’espoir il a récemment déclaré à la presse britannique avoir peu de chances de l’emporter : “Je ne crois pas en l’indépendance de ce gouvernement vis-à-vis des États-Unis”.Un argument recevable après le scandale de l’affaire Enron et l’extradition de plusieurs citoyens britanniques vers le pays de l’Oncle Sam.

Le pirate informatique essaye d’éviter l’extradition depuis le mois de juillet 2006, et son cas est intéressant, car contrairement à d’autres Hackers britanniques, McKinnon n’a jamais mené de cyberattaques au Royaume-Uni.

Lors de son procès, il a reconnu s’être introduit dans le système informatique de la Nasa, mais il refuse l’accusation selon laquelle il aurait endommagé l’écosystème en partant.

Notons que sans la pression du gouvernement américain pour récupérer McKinnon, il y a fort à parier que la justice britannique aurait abandonné les poursuites.

Le texte de loi britannique sur l’extradition de 2003 a été imposé après les attentats du 11 septembre 2001. Cette loi n’a pas été ratifiée par le gouvernement, US. Du coup, si les Etats-Unis peuvent demander McKinnon le gouvernement britannique ne peut pas obtenir l’extradition d’un américain.

Si la justice anglaise décide d’extrader McKinnon, il y a fort à parier que les langues vont jaser en particulier sur l’assujettissement de la Grande-Bretagne vis-à-vis des USA, un vrai sujet de société outre-Manche où le grand frère US est de plus en plus vilipendé.


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