Le Japon prépare un Google à sa sauce pour 2008

Régulations

Et souhaite mettre un frein à l’hégémonie du groupe américain sur son île

A l’instar de l’Europe et du projet Quaero, qui souhaite contrecarrer le mastodonte Google, l’empire du soleil levant va lancer son propre moteur de recherche.

D’après les informations développées dans les colonnes du “Mainichi”, ce moteur sera accessible sur la télévision, le téléphone portable et la plupart des gadgets disposant d’une connexion au 3W. À noter qu’une rumeur circule selon laquelle le moteur sera capable de faire des recherches à partir d’une question posée à l’oral! Annoncé depuis le mois de décembre 2005, l’on attendait quelques précisions sur le projet. C’est désormais chose faite. 30 organisations japonaises vont travailler en commun sur ce nouveau moteur de recherche. Et notamment les géants de l’électronique du pays et la prestigieuse université de Tokyo. Ces derniers vont développer la technologie et la plate-forme du moteur précise des sources industrielles. Le gouvernement nippon semble obsédé par l’idée de supplanter Google mais peut-être encore plus par les perspectives d’un projet aussi important. L’on sait également que les industriels engagés dans cette course contre la montre vont ouvrir un institut de recherche ce vendredi 14 juillet. Ce dernier aura pour objectif d’accélérer le mouvement et de concentrer les forces afin de permettre une ouverture du site au plus tard dans deux années… Les sociétés qui vont participer sont Hitachi, Fujitsu, le Nippon Telegraph et Telephone group. A l’heure actuelle, c’est un scoop pour personne, trois grosses sociétés américaines dominent le marché de la recherche sur la Toile, Yahoo, Google et Microsoft. La raison de cette écrasante domination, elles ont très bien gardé le secret de leur technologie de recherche. Au Japon, ou du moins dans la presse spécialisée du pays, l’on a peur que la toute-puissance de ces sociétés n’empêche les groupes nippons de se faire une place dans ce secteur. En réponse à cette peur, les 30 organisations ont annoncé qu’elles ne garderaient pas le secret de leur technologie de recherche. Comme pour un projet libre, tous les détails seront accessibles aux programmeurs de façon a rendre la solution encore plus pertinente et efficace, au risque de se faire voler les bonnes idées. Les utilisateurs pourront modifier le fonctionnement du moteur de recherche. Pour le groupe d’industriels en charge du projet, cela devrait favoriser l’innovation qui est un secteur dans lequel Google brille particulièrement.


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