Le Japon veut renouer avec les supercalculateurs

Régulations

Le pays du soleil levant a l’intention de récupérer sa place de leader en matière de supercalculateurs. Une position de numéro un qu’il a perdu au profit des Etats-Unis

En octobre 2004, la Nasa, avec son projet de superordinateur Columbia, avait ravi la première place du classement Top 500 des ordinateurs les plus puissants avec 42,7 téraflops, à 88% de sa puissance. De son côté, IBM restait dans la course avec le Blue Gene, (36 téraflops, trillions ou milliers de milliards de calculs en virgule flottante par seconde).

Aujourd’hui Reuters indique que le gouvernement nippon souhaite créer d’ici 2010 un ordinateur capable d’effectuer plus d’un million de milliards d’opérations par seconde, a déclaré un responsable du ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie. Le supercalculateur actuellement le plus puissant du monde, le Blue Gene/L, créé par International Business Machines pour l’Agence nationale de sécurité nucléaire du département américain de l’Énergie, possède une puissance de calcul de 70.720 milliards d’opérations par seconde, soit 70,72 téraflops (unité de mesure de la puissance de calcul, exprimée en nombre d’opérations en virgule flottante par seconde). En parallèle, le superordinateur le plus puissant du Japon est le Earth Simulator. Créé par NEC, doté d’une puissance de 36 téraflops, qui a été dépassé pour le titre mondial par une machine du constructeur américain Silicon Graphics et par Blue Gene. Le constructeur japonais n’est pas en reste et entend bien continuer la compétition notamment avec son Nec SX-8 qui atteint une vitesse de pointe de 65 téraflops. Pour gagner, nul doute que les fabricants nippons vont devoir relever le défi de la miniaturisation et de la puissance, deux aspects techniques pour l’instant mieux maîtrisés par les Américains.


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