Le Japon veut son propre moteur de recherche

Régulations

Initié par le gouvernement, il devra supplanter Google

Le Japon veut que ses entreprises technologiques profitent elles aussi du très juteux marché de la recherche sur Internet.

“Nous voulons étudier ce que peuvent faire les entreprises japonaises dans l’environnement actuel dominé par les forces étrangères”, a expliqué un porte-parole du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (METI). Par “forces étrangères”, entendez Google ou encore Yahoo et Microsoft… Le Japon veut donc son propre moteur de recherche et le gouvernement va s’allier avec des entreprises de haute technologie et des universités pour mener à bien ce projet. Un groupe de travail regroupant une vingtaine d’universités et de sociétés, dont les géants Matsushita, Hitachi, NEC, Fujitsu et NTT, ainsi que la télévision publique NHK, va se réunir pour la première fois avant la fin de l’année pour lancer le programme, a précisé ce porte-parole. Les grandes lignes du projet devraient être arrêtées vers juillet 2006. L’Europe aussi cherche à contrer la domination de Google avec son propre moteur baptisé Quaero. Le projet sera piloté par la toute nouvelle Agence pour l’Innovation Industrielle (AII). Elle recevra la candidature de quatre projets franco-allemands. Quaero aura pour principales applications l’aide à la création et la production audio, vidéo, texte et image, l’archivage et la préservation du patrimoine multimédia, la création de bibliothèques numériques, des services de recherches multimédias, des services de transcription et de traduction, et la protection et la surveillance de contenus, indique le dossier de presse. Le développement de ce projet sera réalisé conjointement par des réseaux de recherche publique et d’acteurs industriels, dont Thomson, Deutsche Telekom et France Télécom.


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