Le marché des PDA poursuit son repli

Régulations

Les petits terminaux de poche, ou PDA non communicants, ne font plus le poids face aux terminaux communicants comme les ‘smartphones’

Pour le cinquième trimestre consécutif, les ventes mondiales de PDA non communicants accusent un fort repli. Selon une étude du cabinet d’études IDC, 1,9 million d’unités ont été vendues au premier trimestre 2005, soit 12% de moins par rapport au premier trimestre 2004 et 31% par rapport au trimestre précédent.

PalmOne reste le leader malgré une baisse de 24% de ses ventes sur le premier trimestre 2005 et un recul de ses parts de marché de 38% à 33% en un an. Hewlett-Packard, constructeur de la gamme iPAQ, se classe au deuxième rang avec 26% de parts de marché au premier trimestre, en légère baisse par rapport aux 27% du premier trimestre 2004. Dell conforte sa troisième place en passant de 7% à 11% de part de marché. Il devient clair que le marché des PDA non communicants ne rivalise plus avec celui des smartphones et autres PDA hybrides qui ont des fonctions téléphoniques. Pourquoi avoir deux terminaux alors qu’aujourd’hui, les PDA hybrides font à peu près tout? “Le marché des ordinateurs de poche connaît une farouche concurrence dans des marchés saturés tandis que le marché du ‘mobile convergent’ offre des occasions de croissance nouvelle pour les fabricants de produits mobiles et de téléphones portables. A moins que les constructeurs d’ordinateurs de poche ne parviennent à en étendre les domaines d’utilisation, les opportunités de croissance future resteront clairement sur le segment des appareils mobiles convergents”, a estimé un analyste d’IDC, David Linsalata. Illustration de cette tendance: la décision de Sony d’arrêter la production de PDA non communicants pour se focaliser sur la mobilité. Ainsi, le marché des ‘smartphones’ explose littéralement avec des ventes de 8,4 millions d’unités, en hausse de 135% d’une année sur l’autre, soit le troisième trimestre d’affilée de croissance à trois chiffres, a ajouté IDC. Sur ce marché, la première place revient au numéro un mondial des téléphones mobiles, Nokia, qui détient 65% des parts de marché mondial, contre 50% un an auparavant, selon IDC. Le canadien Research In Motion (RIM), surtout connu pour son produit Blackberry, se classe au deuxième rang avec 9% contre 12% en 2004. La troisième marche du podium est occupée par Fujitsu avec 9% contre 10% un an avant. Au delà de la bataille des constructeurs, on observe aussi une lutte de haut vol entre les éditeurs de systèmes d’exploitation, ces logiciels qui “font tourner” PDA hybrides et ‘smartphones’. Là encore, Nokia est en bonne place avec Symbian qui truste la première place. Derrière, la guerre est ouverte entre Microsoft, qui vient de lancer Windows Mobile 5.0 (cf. notre article), RIM et PalmSource avec Cobalt.


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