Le marché français du mobile poursuit sa croissance

Régulations

Sur un trimestre, le marché compte 627.000 nouveaux clients. Le taux de pénétration dépasse les 71%. Les services multimédia s’envolent

Rien n’arrête le marché de la téléphonie mobile en France. De trimestre en trimestre, la croissance est au rendez-vous avec toujours plus de nouveaux abonnés.

Selon le dernier observatoire de l’ART, le régulateur des télécoms, le marché hexagonal comptait au troisième trimestre 626.800 nouveaux abonnés, soit une progression de 6,8% entre septembre 2003 et septembre 2004. Le taux de pénétration s’établit désormais à 71,1% (contre 65,5% il y a un an) avec au total 42,9 millions d’abonnés. Néanmoins, la saturation n’est pas encore pour demain. De fortes disparités existent: lorsque l’Ile-de-France connaît une pénétration de 101,6%, neuf régions tournent autour des 50%. Bref, il reste de la marge pour les opérateurs qui sauront séduire ces “réfractaires”. Plus d’abonnés, c’est plus d’argent pour les opérateurs. Les revenus globaux de la téléphonie mobile ont atteint 4,1 milliards d’euros, soit une augmentation de 5% sur un an. Le revenu récurrent moyen par client actif est de 34,7 euros par mois. Les formules au forfait sont de plus en plus prisées. Elles représentent 61,4% du parc contre 58,3% il y a un an. Côté usages, les SMS ont toujours la côte avec 2,7 milliards de messages envoyés au troisième trimestre, soit 21,6 SMS par abonné. Sur trois mois, la progression est de plus de 12%. Les messages texte n’ont donc pas été pénalisés par l’essor des services multimédias. Huit millions d’utilisateurs ont goûté à ces services, soit 20% du parc actif. Ils n’étaient que 16,4% en mars 2004. Mais il faut noter que la croissance du marché est mois forte au troisième trimestre qu’au deuxième. De quoi rassurer les opérateurs avant le lancement en fin d’année de la 3G ou UMTS? Seul point noir dans cet observatoire, la portabilité du numéro. Ce système qui permet de changer d’opérateur sans changer de numéro ne séduit pas à cause de sa complexité et de sa longueur. Seulement 47.500 numéros ont été “portés” au 3e trimestre contre 52.000 au deuxième. Pour l’ART, il s’agit d’assouplir au plus vite ce système.


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