Le mobile pour les pays pauvres prend forme

Régulations

L’Europe, l’Asie et l’Amérique saturent? Pas grave: les fabricants visent aujourd’hui le tiers monde et ses exclus des nouvelles technologies

Les géants du secteur de la téléphonie mobile sont face à un dilemme. Si le marché mondial ne cesse de croître, la saturation du marché pointe à l’horizon dans les marchés matures et la concurrence fait rage dans les marchés émergents (Inde et Chine notamment).

Afin d’anticiper, constructeurs et éditeurs décident de se tourner vers les pays du tiers-monde, les pays pauvres exclus des nouvelles technologies. “Le téléphone mobile couvre 80% de la population mondiale, mais seulement 25% des gens ont un téléphone mobile. Il y a donc trois milliards de personnes qui vivent dans des régions couvertes par le réseau, mais qui n’ont pas les moyens de s’offrir des appels mobiles”, a expliqué Ben Soppitt, responsable du projet “combinés pour les marchés émergents” au sein de l’Association GSM. Les populations les plus démunies seront donc ravies d’apprendre que les grands fabricants de mobiles, réunis au sein de la très puissante GSM Association, planchent sur la question. L’association indique aujourd’hui que le programme ‘Ultra-Low Cost Handset initiative’ entre dans sa deuxième phase. Il s’agit de proposer à ces pays des combinés à prix très serrés: 30 dollars au maximum. Les fabricants sont désormais invités à soumettre leurs propositions et leurs combinés. L’association sélectionnera ensuite les heureux gagnants et les premiers mobiles devraient être lancés début 2006. Motorola est bien avancé sur la question. En six mois, six millions de combinés devraient être écoulés, table la GSMA. Plusieurs opérateurs sont sur le point de rejoindre le programme, notamment en Inde, au Pakistan, au Cameroun, au Nigéria, au Mozambique… La guerre pour le DVD du futur se poursuit. Après avoir renoncé à s’entendre autour d’un format commun, Toshiba et son HD DVD et Sony et son Blu-ray tentent de rallier les géants de l’Industrie et du cinéma. De quoi créer une sacrée confusion dans la tête du consommateur ! Chez les industriels, Toshiba semble prendre de l’avance. Après le support de Microsoft annoncé l’été dernier, c’est au tour d’Intel de se ranger du côté du HD DVD. Le numéro un mondial des semi-conducteurs estime que ce standard permettra au consommateur de copier plus facilement les films en haute définition sur le disque dur de leur ordinateur. Intel et Microsoft ont expliqué qu’ils choisissaient le HD DVD, du fait de sa technologie “hybride” qui conjugue la génération actuelle de DVD et le HD DVD. Ils ont ajouté que les disques HD DVD seraient moins coûteux à produire. Toshiba, Nec et Sanyo Electric ont eux-aussi opté pour le HD DVD tandis que Samsung Electronics et Matsushita Electric Industrial misent sur le Blu-ray. Du côté des Majors du cinéma, Universal et Disney sortiront leurs films en Blu-ray, tandis que les amateurs des productions de Warner Bros, Paramount Pictures et New Line Cinema devront opter pour le HD DVD… Chez Toshiba, comme chez Sony, les DVD de prochaine génération ne feront leur apparition qu’en 2006. Et certains constructeurs prévoient déjà des lecteurs hybrides afin d’éviter au marché d’être pénalisé par la coexistence de deux formats.


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