Le P2P ne faiblit pas

Régulations

Le trafic du peer-to-peer continue à progresser selon CacheLogic. Malgré les assauts répétés des défenseurs des ayants-droit

La peur du gendarme, des procès et des amendes a poussé nombre d’internautes à “calmer” leur consommation de peer-to-peer. Pour autant, ces nouveaux comportements sont visiblement compensés par les vagues massives de nouveaux abonnés à l’Internet haut débit. Résultat, malgré les assauts de la RIAA ou de la MPAA, les associations américaines qui protègent les revenus des ayants-droits, le trafic du P2P semble toujours progresser. C’est la conclusion de l’institut d’études CacheLogic qui estime que les transferts P2P représentent aujourd’hui entre 50 et 70% des échanges de données sur Internet! Il y a un an, CacheLogic estimait que ces transferts représentaient 50% du trafic. L’étude montre également que les utilisateurs ont repris le chemin de la plate-forme eDonkey/eMule, délaissée depuis plusieurs mois au profit de BitTorrent. Mais les fermetures multiples de sites offrant des liens BitTorrent a fait ses effets et son trafic est désormais inférieur à celui de la célèbre mule. CacheLogic nous apprend aussi que la vidéo reste de loin le contenu le plus téléchargé sur les sites de P2P avec 61,4% du trafic. La musique est très loin derrière avec seulement 11,3% du trafic. Les cris de panique des Majors de la musique semblent donc exagérés… Ces résultats n’empêchent évidemment pas les autorités de poursuivre leur lutte sans merci contre le P2P illégal et d’annoncer que son usage baisse. La MPAA alterne savamment les attaques contre les internautes et les plate-formes. Récemment, ce sont les sites BitTorrent qui ont été ciblés, notamment ceux permettant de télécharger des émissions ou programmes de TV comme TheRealWorld, un site allemand. Les adeptes de P2P sont très friands de ce type de fichiers, ce qui ulcère la MPAA. Il faut égalment noter que la MPAA utilise de nouveaux outils pour identifier ceux qui échangent illégalement des films. Selon le site Ratatium, l’association collecte les ‘logs’ des utilisateurs

“pour savoir qui partageait quoi, avec qui, et comment”. 286 nouveaux adeptes du P2P vont bientôt être inquiétés par cette nouvelle pratique mise en place.


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