Le Pôle SCS de la région PACA va favoriser l’innovation

Régulations

Fruit du désir gouvernemental de créer des “pôles de compétitivité”, le pôle SCS (pour Solution Communicantes Sécurisées) fait partie des six pôles de compétitivité mondiaux

Sophia Antipolis – Le travail d’équipe est souvent le plus efficace, et le pôle SCS (Solution Communicantes Sécurisées) en est l’illustration. L’idée est bien de sauver la créativité française en permettant aux industriels, aux PME et aux universitaires de s’engager sur la voie de la collaboration et du dialogue. Ce pôle très compétitif dont le siège social a été officialisé à Sophia Antipolis, le lundi 27 mars, devrait produire des technologies dont les usages vont influer sur nos vies dès 2010. À vocation internationale, SCS regroupe 25 sociétés d’envergure mondiale qui représentent 6.500 ingénieurs en recherche et développement. Ce pôle vise un ambitieux marché mondial de 200 milliards d’euros en 2007. La particularité, mais aussi la richesse, du pôle Solution Communicantes Sécurisées de la Région PACA, est de se reposer sur quatre piliers qui lui garantissent une plus grande indépendance : la Microélectronique, le logiciel, les télécoms et le contenu. Sofia regroupe de nombreuses compétences, ce qui en a fait “la silicon valley française”. Selon Jean Claude Nataf, Directeur du pole SCS : “250.000 emplois directs devraient etre crées en dix ans.” Avec des acteurs industriels comme SAP, IBM, Gemplus, Texas Instruments, des centres de recherche comme l’INRIA ou le CNRS, le pôle SCS fait figure d’expert en matière de télécommunications. Ainsi, depuis son lancement en novembre 2005, le pôle SCS a déjà obtenu la labelisation de 20 projets (16 applicatifs, 4 technologiques) pour des usages en sécurité, mobilité, traçabilité, identité ou encore localisation. Sur ces 20, la moitié compte des partenaires parmi les PME, et 70 acteurs sont mobilisés, 50 entreprises et 26 laboratoires et centres de recherche et académies. Les premiers résultats opérationnels des projets devraient être publiés en décembre 2006. Enfin, ces 20 projets sont destinés à des marchés d’une croissance annuelle de 10% minimum, comme le tourisme, la santé, la gestion des risques, etc? À noter également, 25 projets sont en cours d’élaboration. Financement privé-public Bien entendu ce rapprochement n’a pas été simple comme l’explique Philippe Monteiller, Directeur adjoint du pôle, “Pour favoriser ces rapprochements il y a une subvention gouvernementale et régionale qui pour l’ensemble des pôles se divise ainsi : 70% de subventions de fonds privés et 30% de fonds publics.” Cette incitation fiscale, n’est pas hasardeuse, elle doit favoriser le rapprochement et le dialogue entre des sociétés qui traditionnellement ne communiquaient pas en attendant un éventuel financement européen. Les pôles de compétitivité accélèrent le développement des produits ?Time To Market’ D’un point de vue régional, l’installation du siége social du pôle SCS à Sophia Antipolis est une bonne nouvelle pour la région PACA. Cette dernière va ainsi regrouper ses forces, mettre un terme à la très locale rivalité Est-Ouest, et mettre bout à bout son savoir-faire. Ce pôle a une vocation particulière pour les solutions applicatives. Les projets développés dans le cadre du pole SCS devraient donc voir le jour d’ici deux à trois ans. Bien entendu, la théorie reste au menu, mais pour se mettre au service des projets comme l’interopérabilité des cartes Sims ou bien la visioconférence. Le charismatique sénateur des Alpes Maritimes, et président du pôle SCS, Pierre Lafitte explique l’originalité du projet : “Le pôle SCS va permettre de renforcer les contacts entre les PME, les industriels et les académiques. Cette interactivité signifie que la plupart des projets en cours de développement et ceux du futur vont être de plus en plus innovants. Ils ont tous une application mondiale et donc une très grande transversalité.”


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