Le président de la Chine s’invite à dîner chez Bill Gates

Régulations

En voyage officiel aux Etats-Unis, le président chinois Hu Jintao a visité le campus de Redmond avant d’être accueilli pour dîner chez Bill Gates soi-même. Au menu: la protection des logiciels et du copyright en Chine…

L’opération séduction de ce voyage d’Etat a commencé et porté ses fruits puisque les Chinois annoncent avoir déjà signé plusieurs contrats commerciaux avec les États-Unis pour un montant d’environ

16 milliards de dollars. Le carnet de chèques du gouvernement américain se remplit lentement mais sûrement et le rapprochement entre les deux pays se confirme. Concernant le délicat problème du respect des droits d’auteurs, les autorités chinoises ont assuré à l’administration américaine qu’elles allaient renforcer les contrôles et doter les ordinateurs de son administration de logiciels légaux. Après sa rencontre avec le président américain, Hu Jintao s’est dirigé vers la “petite” villa de Bill Gates où il était invité à dîner en présence d’une centaine d’invités. Les deux hommes ont abordé des sujets variés, des 90 % de films américains piratés, distribués illégalement en Chine, à la menace nucléaire incarnée par la Corée du Nord et l’Iran. La firme de Redmond est la première victime américaine ou du moins la plus renommée, de ce piratage quasi industriel. La rencontre entre les deux hommes était donc particulièrement attendue. Ce sommet semble, de l’avis général, s’être plutôt bien passé, et Bill Gates a réussi à aborder des thèmes sensibles avec le président de l’empire du Milieu. A sa sortie, Hu Jintao a affirmé devant les journalistes : “la Chine va renforcer sa lutte contre le piratage et la contrefaçon.” Il a ajouté : “La Chine se concentre particulièrement sur un renforcement de ses lois sur la protection de la propriété intellectuelle. Nous ne faisons pas des promesses en l’air”. Le ministre chinois de l’Industrie, qui est en charge de la régulation du secteur, a récemment lancé une campagne auprès des fabricants chinois afin qu’ils s’engagent à préinstaller des programmes légaux sur leurs machines. (lire nos articles)


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