Le Tablet-PC n’a pas encore trouvé son marché

Régulations

Quelques mois à peine après son lancement, le Tablet-PC, sous technologie Microsoft et Intel, éprouve des difficultés à s’imposer, et subit même un revers dans les ventes

Si les fabricants de Tablet-PC s’affrontent autour de chiffres difficilement vérifiables, tous s’entendent à reconnaître que le premier trimestre 2003 enregistre un singulier déclin des ventes.

Acer revendique la première place des ventes, avec 35.000 Tablet-PC vendus, mais IDC accorde cette place à HP, avec 17.000 unités vendus, tandis que Acer n’aurait commercialisé que 15.000 unités. En revanche, concernant les chiffres de ventes du premier trimestre 2003, ils auraient chutés de 20% à 50% selon les fabricants. Acer, qui accuse une chute de 50% de ses ventes au premier trimestre, n’aurait retrouvé le chemin de la progression qu’avec la sortie en avril de son TravelMate C110, le premier Tablet-PC sur base Centrino d’Intel, à l’origine de l’augmentation de 20% à 30% de ses ventes sur le début de second trimestre. De son côté, HP aurait, selon les équipementiers taïwanais, freiné lourdement ses commandes, n’ayant pu écouler son stock initial de pièces entrant dans la composition de ses appareils: 30.000 unités destinées à couvrir la fabrication programmée pour le quatrième trimestre 2002. Le prix, première cause d’échec du Tablet-PC Le prix est la première cause de défection des clients pour les Tablet-PC. Vendu entre 1.700 et 2.500 dollars, et un prix à peu près équivalent en euros, le prix d’un Tablet-PC semble en effet excessif aux consommateurs potentiels. Mais les fabricants tournent aussi leurs critiques vers Microsoft, à l’origine du système d’exploitation au c?ur du projet. Selon eux, Microsoft n’aurait pas suffisamment appuyé le Tablet-PC, investissant moins qu’il n’avait prévu dans son plan de lancement. Microsoft dénonce bien évidemment ces affirmations. Selon lui, la firme aurait respecté ses engagements, mais c’est surtout le marché qui tarde à accepter le produit. Sur ce plan, les grandes entreprises tardent à équiper leurs flottes d’utilisateurs. Ayant réduit leurs investissements sur le matériel technologique, les essais du dernier trimestre 2002, date de lancement du Tablet-PC, sont restés sans suite. Microsoft en cause ? Pour notre part, en dehors du prix assez élevé qui représente, il est vrai, un barrage important, nous restons sur notre faim quant aux applications réellement adaptées au produit. Et attendons impatiemment la sortie d’Office 2003 (pour la fin d’année?), qui prendra enfin en compte les spécificités de l’architecture du Tablet-PC, avec en particulier un remarquable outil de prise de notes, OneNote. Il faudra donc attendre six mois pour confirmer l’essai, ou alors constater que le Tablet-PC, et les 50 sociétés de hardware et de software qui participent à son développement, n’ont pas su se créer un marché.


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