L'édition logicielle reste un secteur concentré en France

Logiciels

Selon le deuxième classement EuroSoftware100, les dix premiers éditeurs de logiciels français concentrent plus de 60% du chiffre d’affaires du secteur. L’arrivée en force du Cloud modifiera-t-il la situation?

On prend les mêmes et on recommence. D’une année à l’autre, le classement des principaux éditeurs de logiciels français varie peu. Selon le classement EuroSoftware 100 * des 100 premiers éditeurs de logiciels français en 2009 (classement 2010), seule une entreprise (Sophis) ne faisait pas parti des 10 premières du classement en 2008. Un classement relativement stable, donc, à tel point que près de la moitié des dix premières entreprises (Dassault Systèmes, Cegid, Linedata, GFI) conserve la même position d’une année sur l’autre.

Sans surprise, Dassault Systèmes conserve la tête avec un chiffre d’affaires sur l’activité édition monde de 1,1 milliard d’euros. Il est suivi, loin derrière, par Murex (165 millions d’euros), Cegid (161 millions), Cegedim (135 millions), Axway (désormais intégré à Sopra Group, 135 millions) et Linedata Services (113 millions). Le dernier du classement, Fimasys, réalise un CA de 6 millions d’euros, tout comme ses 6 confrères qui le précèdent dans la liste.

« La concentration du secteur reste le facteur dominant, notent les auteurs du classement, le premier éditeur représentant à lui seul 31 % du chiffre d’affaires logiciels du top 100, et les dix premiers 61 % du total, contre respectivement 32 % et 62 % l’année précédente. » Le secteur reste néanmoins atomisé puisque la majorité des entreprises, 59 précisément, réalisent moins de 15 millions d’euros de chiffre d’affaires. Dont 33 d’entres elles moins de 10 millions.

Le secteur a donc besoin de se renforcer pour assurer sa pérennité économique et, surtout, face à la mutation du secteur en cours. « L’émergence de nouveaux acteurs avec une taille critique reste donc bel et bien une priorité du secteur! », notent les auteurs. De nouveaux acteurs qui arriveront peut-être par le nuage. « Le cloud computing constitue bien un nouveau vecteur de développement mais aussi une remise en cause des modèles économiques et des modes de fonctionnement du secteur de l’édition de logiciels. Ce foisonnement de nouveautés et les attentes qu’elles génèrent chez les utilisateurs, permettront à ceux qui s’adaptent de se préparer à la croissance de demain. »

A noter que l’industrie de l’édition logicielle a mieux résisté que d’autres secteurs informatique (le marché des serveurs notamment) à la crise. En 2009, le chiffre d’affaires total des éditeurs du Top 100 n’a baissé que de 1,4% en 2009 par rapport à 2008. Il n’en reste pas moins que l’industrie française du logiciel n’occupe que 2% d’un marché mondial dominé par les grands : Microsoft (18%), IBM et Oracle (8% chacun) et SAP (5%).

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* Lancé en 2008, le Classement annuel EuroSoftware 100 des 100 premiers éditeurs de logiciels français est établi par l’Association Française des Editeurs de Logiciels (Afdel), la European Software Association et PricewaterhouseCoopers.


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