Lenovo lève le voile sur les stations de travail ThinkStation 30 Series

Poste de travail
Lenovo Thinkstation stations de travail

L’Intel Xeon E5 s’est imposé comme la plate-forme de référence des nouvelles stations de travail. Fujitsu et HP l’ont implémenté dans leurs configurations respectives. Lenovo leur emboîte le pas avec trois modèles, les S30, C30 et D30.

Le printemps semble porter conseil aux stations de travail, qui fleurissent sous le vent de l’Intel Xeon E5. Lenovo ne déroge pas à cette soudaine fraîcheur et met à jour sa série ThinkStation avec trois modèles, emboîtant ainsi le pas à Fujitsu.

HP avait ouvert le bal un peu plus tôt, pour lever le voile sur six machines. Moins prolifique, l’offre de Lenovo n’en est pas pour autant moins alléchante. Les trois produits intronisés au catalogue bénéficient notamment de certifications de la part des ISV. Ils ont en commun ces processeurs Xeon E5-1600 et 2600 de 2 à 8 cœurs, combinés à des cartes graphiques Nvidia Quadro auxquelles la technologie Maximus confère des capacités de simulation et de modélisation 3D en simultané. Le calcul en temps réel est généralement du ressort du CPU, qui en est donc libéré pour l’occasion.

Autre caractéristique dans l’air du temps, un bus mémoire à 1600 MHz. Pour le reste, à chaque machine ses spécificités. La C30, livrée en configuration biprocesseur, joue la discrétion, avec un triple système de refroidissement passif et des nuisances sonores limitées en conséquence à 24 dB. En outre, l’encombrement du châssis est réduit : une armoire traditionnelle au format 42U peut accueillir jusqu’à 14 stations.

Davantage orientée entrée de gamme avec sa RAM limitée à 128 Go (jusqu’à 512 Go chez HP) et son unique socket, la S30 reflète cette volonté d’adresser des marchés peu demandeurs en puissance de calcul, mais qui ne sauraient toutefois se contenter des services d’un ordinateur traditionnel. C’est typiquement le cas de la finance (traders, analystes) et du paramédical.

Aux antipodes, la D30 s’accommode de 256 Go de mémoire vive DDR3-1600 sur 16 emplacements. Elle embarque, comme ses congénères, un bus USB 3.0, mais son alimentation de 1120 W est à la hauteur des prétentions que laissent entrevoir ses deux cartes Nvidia Quadro 5000 associées sur deux slots PCI-Express 3.0.

ATI au rang des laissés-pour-compte

Dans l’air du temps et des exigences de telles configurations, Lenovo fait la part belle à Nvidia. Mais le constructeur chinois se montre radical à l’heure d’évincer tout bonnement AMD de son catalogue. Cette fermeté résulte très certainement des tentatives en demi-teinte de Fujitsu et HP, qui s’y sont risqués, non sans s’en mordre les doigts, dans une moindre mesure. Nombre d’utilisateurs ont déploré des incompatibilités entre les pilotes logiciels des cartes graphiques ATI et certaines applications professionnelles.

Au risque d’hériter d’une épine dans son pied, Lenovo esquive la question à l’appui d’une promesse : l’efficience énergétique, avec des blocs d’alimentation de catégorie 80 Plus Gold, aptes à rentabiliser jusqu’à 90 % du courant tiré d’une prise électrique. Par ailleurs, les baies de stockage Sata commutable en SAS accouchent de performances supérieures : jusqu’à 15 000 tpm et des taux de transfert au beau fixe, jusqu’à 500 Mo/s avec des SSD.

Fortes de ces engagements, les S30, C30 et D30 investiront les enseignes des revendeurs d’outre-Atlantique à compter du 9 avril, à des tarifs respectifs de 1029, 1399 et 1549 dollars HT, soit environ 940, 1275  et 1410 euros TTC.


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