L’Entreprise mobile: les enjeux, selon IDC

Régulations

Quel est l’impact de la mobilité dans l’entreprise? Quels profils d’utilisateurs sont concernés en priorité? Entre PC portables, PDA ou téléphones mobiles, quelles sont les logiques d’application?

Une journée séminaire, organisée par IDC (dont Silicon.fr est partenaire) a permis de cerner l’état d’avancement des applications mobiles professionnelles. En ouverture de la session, Marc Laporte, d-g d’IDC France, a souligné le caractère aujourd’hui omniprésent des solutions mobiles: ”

Ceci se vérifie à travers les terminaux, les réseaux ou infrastructures, et les applications“. Le cabinet d’études constate qu’un PC sur trois actuellement vendu en France est un portable. Or dans certains pays d’Europe, on en est déjà à 45% des ventes de PC. Autre constat significatif, leur prix a considérablement chuté: de 1.100 euros à 400 euros. Tout ceci explique que ce marché des portables se gratifie du plus fort taux de croissance de toute l’industrie: +42%. Il s’est, en effet, vendu en France 1,102 million de PC portables en 2003, contre 774.000 l’année précédente (et dans le même temps, 2,1 millions de “desktops” en 2003, contre 2 millions en 2002). Autre tendance remarquable: la mobilité ne concerne plus seulement les déplacements hors de l’entreprise: le sans fil rencontre un grand succès en connexion mobile interne. Selon IDC France, 20% de la population active serait concernée, soit 4,3 millions d’employés (contre 6 millions de salariés “nomades”). Trois principaux usages En seconde partie, Vanessa Chambon, responsable marketing chez HP France, a résumé les trois principaux usages de la mobilité, actuellement prioritaires: -le nomadisme ou les accès mobiles à l’extérieur de l’entreprise, -les applications spécifiques ou “métiers” (transporteurs, sociétés de maintenance, etc.) -la communication sans fil intra-entreprise (grâce au Wi-Fi, notamment). Parmi les autres interventions, celles de Bouygues, avec François Fourré notamment (responsable des ‘Solutions données’), ont montré l’intérêt de la génération 2,5 (GPRS, i-Mode). On a également retenu le témoignage de Yann Decre, directeur bureautique au sein de la DSI de cet opérateur mobile. Il a présenté les trois domaines d’applications de la mobilité en fonction des choix de terminaux: -les Pc portables en interne, pour la mobilité sur site et à l’extérieur -350 PDA communicants pour les commerciaux et la direction -la flotte des téléphones mobiles. Bouygues Telecom a déployé en interne un intranet en i-Mode avec annuaire de l’entreprise (modèle repris pour l’ESF, Ecole de Ski Français). Avec 3.000 personnes concernées, le budget de l’opération aura été inférieur à 10 KEuros. Or, les gains de producvité, grâce à ce mode html “dégradé”, sont manifestes. Cette application a été réalisée avec le concours de Microsoft (messagerie Outlook, et perspective de la version 2003 du serveur de messagerie Exchange). Segmentation des applications et des terminaux Chez Nokia, on segmente également le marché dans une perspective “applications”. Arnaud Lê Hung, responsable marketing, récapitule ainsi les cas de figure: voix, messagerie d’entreprises, e-mail et connexion au S.I. L’éventail des solutions mobiles se décline ainsi entre la communication interpersonnelle et la connectivité entre systèmes et utilisateurs (voire entre systèmes serveurs et automates de services…). Le choix du terminal est également très structurant: Nokia constate que le clavier de saisie du type PC reste une demande pour 53% des cas, face au clavier de téléphone (22%), et face à l’écran tactile (17%). Mais le géant finlandais du téléphone mobile ne cache pas qu’il se concentre sur les combinés de radio téléphone, un marché qu’il découpe en 4: avec clavier les ‘Communicators'(le haut de gamme 9500) et ‘Messengers’; et les ‘sans-clavier’ ou mobiles téléphones, ‘Professional Smartphones’ et “Business voice”. Des témoignages pertinents Côté utilisateurs, parmi les témoignages présentés, on a retenu celui de la direction des Douanes: M. Nadi Bou Hanna, responsable ingénierie, a fait état de 2 niveaux de sécurité: – accès au réseau – accès aux applications Le déploiement des nouvelles applications mobiles, selon lui, se déroule d’autant mieux que l’on aura pris soin d’impliquer des “leaders” ou “convaincus”: ce sont eux qui sont les meilleurs ambassadeurs, les meilleurs leviers du changement. Un écueil à éviter, selon le responsable des Douanes: le problème des zones frontalières. Il faut prévoir que les solutions de mobilité puissent être “perturbées”: on est parfois très dépendant, voire victime, du contexte réglementaire des pays limitrophes concernés (fréquences / puissance des émetteurs radio…). ( A suivre ) Petits sondages en direct

Lors de cette journée “Mobilité”, les participants ont été invités à se prononcer sur une demi-douzaine de questions; il leur suffisait de répondre sur un petit terminal… sans fil: Les réponses corroborent certaines analyses ou observations: –

Sur quel canal ou infrastructure voyez-vous en priorité le développement du sans-fil? 22,3% via le GPRS / GSM 21,6% via les “Wi-Fi” et hot spots 17% en remplacement des accès filaires sur Internet –Quel type de terminal va prévaloir? 43%: le PC portable 33%: les PDA 24%: les téléphones portables.


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