L’EPM devient une aide stratégique intégrée chez Oracle-Hyperion

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18 mois après le rachat d’Hyperion, silicon.fr fait le point sur les offres EPM d’Oracle. Entretien avec Philippe Adam, directeur adjoint de l’activité Oracle EPM EMEA

Comment gérez-vous la diversité des offres EPM chez Oracle accentuée depuis le rachat d’Hyperion ?

Chez Oracle, l’EPM est une offre globale, intégrant les solutions Hyperion et BI Oracle. Depuis le rachat, nous avons combiné ces deux offres en lien étroit avec la plate-forme BI d’Oracle. Ainsi, si le client disposait déjà d’une solution Hyperion, il bénéficie désormais d’une offre plus large s’il souhaite ajouter de nouveaux modules pour étendre les fonctions de ses applications.

Nous préconisions l’adoption d’un socle BI associé à des applications business (finances, marketing, ventes…) en leur apportant toute la dimension décisionnelle. Et l’architecture SOA facilite l’intégration aux autres solutions d’Oracle, ou d’éditeurs tiers. L’entreprise dispose alors d’une cohérence middleware.

Qu’y gagnent les clients des solutions EPM préexistantes puisque vous ne les faites évoluer que sur le même périmètre fonctionnel ?

Nos clients d’Oracle Financial Analyser (OFA : solution analytique s’appuyant sur Express) ou d’Oracle EPB (Enterprise Planning & Budgeting) peuvent conserver ces solutions que nous faisons effectivement évoluer sur le plan technologique, en conservant le périmètre des fonctions proposées. Par exemple, un client d’EPB souhaitant effectuer du forecast [prévisionnel] ou de l’analyse de risque devra alors migrer vers Hyperion Planning pour accéder à toutes ces fonctions.

Qu’apporte de plus la migration aux clients et aux partenaires ? D’autant qu’elle nécessitera un effort important…

Nous recommandons plutôt la migration vers Hyperion. En effet, l’entreprise accède ainsi à une plate-forme d’infrastructure globale sur laquelle il définit des indicateurs, des règles, une hiérarchie, des dimensions… qu’elle peut ensuite utiliser dans toutes ses applications. Bien entendu, la migration nécessitera du développement. C’est pourquoi nous avons conçu des services de migration proposés par oracle ou ses partenaires, afin de minimiser les coûts et les délais. Et nous avons déjà effectué ces prestations avec succès auprès de nombreux clients, puisque nos équipes connaissent bien toutes ces solutions. Et cette plateforme profite aussi à nos partenaires, car sa richesse fonctionnelle et son intégration élargissent les possibilités de développement ou d’ajout de modules.

Quelles autres évolutions importantes pouvez-vous mentionner ? Et l’EPM devient-il enfin une aide à la décision dynamique ?

Le module de gestion d’infrastructure EPMA (Oracle Hyperion Enterprise Performance Management Architect) apporte –entre autres – la gestion du cycle de vie grâce aux métadonnées. Cet élément, comme toute la plate-forme, est le fruit de la capitalisation du travail commencé par Oracle avant le rachat et des avancées réalisées par Hyperion. D’ailleurs, le patron du développement EPM est issu d’Hyperion, et il chapeaute aussi la plateforme BI. Ce qui a fortement facilité la cohérence de ces travaux.

Autre avancée importante, le serveur EssBase [serveur de traitement analytique en ligne appelé OLAP] facilitant la prise de décision a été totalement intégré au BI Server. Cela autorise la conception de tableaux de bord (dashboards) sur lesquels l’utilisateur peut modifier ou faire varier divers indicateurs. Il peut alors voir immédiatement la répercussion sur les éléments du tableau de bord. Une avancée intéressante dans le cadre de projections ou de scénarios favorisant les bonnes prises de décisions. On peut ainsi agir directement sur ce qui se passe à partir de dashboards dynamiques avant d’effectuer des actions autant correctives que proactives. D’autant plus que l’EPM s’intègre de plus en plus aux applications métier en temps réel.


Auteur : José Diz
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