Les Arsène Lupin du Web s’aguerrissent, mais sont plus subtils

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La fraude aux sites marchands diminue, constate Fia-net. Mais les voleurs développent des stratégies plus subtiles

Les fraudes ont diminué sur les sites marchands, cette année. Telle est la conclusion de la sixième édition du livre blanc publié de mois de juin par Fia-net, éditeur d’un système d’analyse des commandes.

Cette étude se base sur les déclarations des 1109 sites marchands assurés contre les fraudes sur Internet, et qui utilisent le système d’analyse des commandes de la société. Laquelle affirme détenir 14% du marché. La fraude est en baisse Premier constat de l’étude : les commerçants maîtrisent de mieux en mieux le risque de fraude. En 2005, non seulement les tentatives de fraude ont fortement baissé, mais, en plus, le montant impayés finaux ont chuté de 29% depuis 2004 : en moyenne, leur montant est descendu à 360 euros, contre 505 en 2004. Et pour cause. A Noël d’il y a deux ans, les commerçants, échaudés par les fraudes record des mois précédents, avaient pris leur précautions. Et ce n’est qu’au cours de l’été 2005 que les transactions illégales ont connu à nouveau un pic. Traditionnellement, les petits malins profitent des vacances scolaires pour usurper des identités, et se faire livrer à des adresses inoccupées, explique le Livre Blanc. Caméscope et lunettes de soleil Si la fraude diminue, son objet reste constant. Comme en 2004, le matériel électronique est plébiscité par les fraudeurs, et constitue 30% des impayés. Tout y passe ; appareils photos, des caméscopes numériques et des lecteurs et enregistreurs numériques?. Cette année, le tourisme, vole sa deuxième place à l’informatique. Les vols secs connaissent un grand succès. Vêtements de luxe et lunettes de soleil suivent, confirmant l’engouement des voleurs pour le secteur de la mode, qui représente aujourd’hui 10% des impayés. Profession : fraudeur La suite du Livre blanc réserve une nouvelle moins agréable : les Arsène Lupin du web seraient entrain de se professionnaliser. Les réseaux, qui comptent au moins deux identités et deux adresses de livraisons distinctes, reliées par une donnée commune, ont explosé, par rapport à 2004. Ils sont passés de 378 à 679. Et ils commettent plus de la moitié des tentatives de fraudes en nombre. Si leur panier moyen a presque diminué de moitié, pour atteindre 311 euros, il faudrait y voir le fruit d’une stratégie, consistant à se concentrer sur les articles les moins surveillés. Et ils sont passés maîtres dans l’art de brouiller les pistes laissées, et de renouveler l’intégralité des informations utilisées lors des tentatives de paiement.


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