Les ayants droits américains changent leur fusil d’épaule

Sécurité

La très puissante RIAA vient de changer de partenaire pour repérer les téléchargements illégaux sur Internet. Elle quitte un client au passé douteux

Les maisons de disques américaines mènent actuellement un véritable virage dans leur stratégie de lutte contre les contenus illégaux présents sur la Toile. Après avoir décidé d’adopter la riposte graduée en lieu et place des procès systématiques, la RIAA (Recording Industry Association of America) puissant regroupement des ayants-droits a décidé de se passer des services de la société MediaSentry. Ce prestataire se chargeait de piéger les internautes soupçonnés de téléchargement illégal et ainsi de commencer les procédures judiciaires.

Il faut dire que cette société est sévèrement pointée du doigt par les défenseurs de la vie privée à en croire leWall Street Journal. Si la RIAA n’a évoqué aucune raison officielle, il est certain que les méthodes de MediaSentry ont pesé dans cette décision. Des pratiques dévoilées par le site Chronicle of Higher Education qui explique comment la société faisait pour repérer les pirates sur le Net.

La société utilisait elle-même des outils p2p puis téléchargeait des contenus protégés par la RIAA, en l’occurrence, une liste de chansons protégées, fournie par la même agence… Une fois ces fichiers repérés, MediaSentry comparait leur empreinte numérique avec celle des chansons protégées. Elle prenait ensuite soin de récupérer l’adresse IP des machines qui les proposent. Une manière de suivre les fichiers qui est remontée aux oreilles de la RIAA.

Voilà pourquoi elle a décidé de donner mandat à la société DtecNet de rétablir des recherches sans les erreurs commises par son prédécesseur.

DtecNet Software est une société située au Danemark qui va se voir signifier de nouveaux objectifs dans la lutte des autorités américaines contre le piratage. En effet, la RIAA a décidé de ne plus tenter de poursuivre chaque internaute mais seulement les “gros poissons” à savoir les personnes qui hébergent ou mettent à disposition des milliers de fichiers protégés.

Déjà, l’institution américaine avait décidé de modifier son comportement puisqu’ après avoir appliqué sans distinction le principe des poursuites devant les tribunaux, les Majors américaines du disque ont choisi d’opter pour la riposte graduée. Et comme chez nous, l’Industrie du disque US se passera des juges pour demander d’avertir ou de sanctionner un internaute.


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