Les banques s’engagent dans les référentiels

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Des banques industrialisent leurs processus, encadrées par divers référentiels de qualité. Et les consultants promettent des gains de productivité importants

Les banques doivent se concentrer sur la gestion des données sur le client. Pour le reste, il faut industrialiser : une génération part à la retraite, et les nouveaux arrivants doivent trouver des systèmes simples ” tranche Bruno Descombes, responsable de la branche finance d’EDS, lors d’une présentation à l’atelier Paribas, ce 5 décembre. La société qu’il représente accompagne de nombreux établissements dans l’industrialisation de leurs processus. Ainsi, la Canadian imperial bank of commerce, épaulée par ce prestataire, a refondu la gestion informatique de la fonction ressources humaines. Ses quelques 100 interfaces et 300 processus, ont été unifiés en un seul système interfacé avec le portail de l’entreprise et les systèmes collaboratifs des employés. Résultats affichés : 44% de gain de temps pour les employés, et 58% d’efforts de développement de moins. Autre exemple, la banque ABN Amro entend économiser 500 millions d’euros d’ici 2007, grâce à un programme de transformation destiné à réallouer les fonds là où ils sont le plus nécessaires. Industrie de la qualité A en croire EDS, en effet, une approche non maîtrisée des processus engendre des surcoûts importants. Il suffirait, dans certains cas, de poser le diagnostic exact pour réduire de 10 à 15% le coût des infrastructures. Ce dernier peut être lié à la cohabitation de plates-formes différentes, ou à la présence de fournisseurs redondants ou peu compétitifs. Et ce diagnostic ne représente que la première phase de “Lean 6 Sigma”, la démarche qualité d’origine américaine qui concilie délais et qualité, et fixe le taux d’erreur acceptable à 3,4 défauts par million d’opérations. Foire aux références Mais Lean 6 Sigma n’est loin la seule démarche possible. Aujourd’hui, les entreprises se conforment-bon gré mal gré- à différents référentiels comme ISO 17799, Itil, ou CMMI, adaptés à différents types de projet. Dans tous les cas, ces normes visent à maîtriser non seulement les résultats d’un projet, mais également les modalités de son déroulement. La conservation et la traçabilité des erreurs mêmes commises représentent un capital important pour l’entreprise. En effet, ” 80% des problèmes dans un projet “, explique Henri Laude, de Metris, spécialiste de l’application des référentiels, ” découlent d’une mauvaise définition des besoins “. Autant se donner les moyens, donc, d’en tenir compte au prochain projet.


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