Les candidats d’Oracle au conseil d’administration de PeopleSoft

Régulations

Même si de nombreux doutes planent encore sur le succès de l’OPA hostile d’Oracle sur PeopleSoft, les 61% de parts de l’éditeur détenues par Oracle lui ouvrent les portes du conseil d’administration

Oracle a averti PeopleSoft de son projet de présenter, lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires en 2005, quatre candidats pour intégrer le conseil d’administration de l’éditeur dont il détient désormais 61% du capital.

La nomination d’administrateurs proposés par Oracle permettra d’entraîner une alternance dans le ‘board‘ de PeopleSoft, et de faire entendre la voix de son principal actionnaire. “Nous croyons que le conseil actuel de PeopleSoft n’agit pas dans le sens du meilleur intérêt des actionnaires, et la majorité de ces actionnaires sont en faveur d’un changement. Nous projetons de leur donner le choix.” a confirmé Jeff Henley, président d’Oracle. Sous entendu, le meilleur intérêt de son principal actionnaire, Oracle? Le conseil d’administration de PeopleSoft, sous l’impulsion de son ex p-dg démissionné depuis, a dans sa majorité mené une guerre de tranchées contre l’OPA. En multipliant les bâtons dans les roues d’Oracle, il a aussi largement pourri la situation, et entraîné les démêlés judiciaires en cours, avec des pratiques qu’Oracle souhaite faire condamner. Même si le combat semble perdu, PeopleSoft n’a encore une fois pas manqué de réagir en dénonçant le prix de rachat. “Nous pensons qu’Oracle a mené cette opération pour permettre à Oracle de racheter PeopleSoft à un prix inadéquate qui ne reflète pas la valeur réelle de la compagnie“. Pas de changement dans le discours de PeopleSoft ! En revanche, Thomas Kurian, senior vice-président Developpement d’Oracle, que nous avons rencontré, nous a confirmé que l’éditeur travaillait au développement des connecteurs avec les applications de PeopleSoft. Les nominés d’Oracle au conseil de PeopleSoft

– Duke K. Bristow, économiste à l’Anderson School of Management de l’UCLA ;

– Roger Noall, un dirigeant de KeyCorp, une holding de banques ; – Laurence E. Paul, le patron de Laurel Crown Capital LLC, une société d’investissement en capital risque ; – Artur Raviv, professeur d’économie à la Kellogg School of Management de l’université de Northwestern.


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