Les constructeurs d’écrans LCD condamnés pour entente illicite en Europe

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Les principaux fabricants mondiaux de dalles LCD sont passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 % de leur chiffre d’affaires pour s’être illégalement entendus sur les prix.

Aujourd’hui, mercredi 8 décembre, la Commission européenne devrait dévoiler la sanction qu’elle compte appliquer à l’encontre de cinq constructeurs de dalles LCD qui alimentent les marchés des moniteurs informatiques et écrans de télévision. Les industriels sont accusés de s’être entendus sur les prix, créant ainsi une distorsion sur le marché.

Les coréens Samsung et LG Display, respectivement numéros 1 et 2 du marché, sont visés. Tout comme les taïwanais AU Optronics, Chunghwa Picture Tubes et Chi Mei Optoelectronics. Faute d’éléments concrets, Sharp échapperait à la procédure, tout comme la plupart des constructeurs japonais.

Démarrée fin 2006, l’enquête européenne s’est « accélérée » en mai 2009 avec la formalisation des reproches envoyés aux protagonistes de l’affaire. Ils risquent une amende pouvant s’élever jusqu’à 10 % de leur chiffre d’affaires.

L’entente illicite des constructeurs de dalles d’écrans plats n’est pas une nouveauté. Ils sont sous la surveillance des autorités de la concurrence japonaises, coréennes mais aussi brésiliennes. Aux Etats-Unis, LG, Sharp, Hitachi et Chunghwa Picture Tubes avaient plaidé coupables en novembre 2008 et payé une amende globale de 585 millions de dollars.


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