Les développeurs du noyau Linux matériellement soutenus par Google et HP

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Le site kernel.org s’adjoint les services de quatre nouvelles machines HP, aux caractéristiques extrêmes. La taille du projet Linux rendait cette mise à niveau plus que nécessaire.

John Hawley, l’administrateur en chef du site kernel.org, vient de publier un billet intéressant sur le blogue open source de Google, lequel détaille les modifications apportées à l’infrastructure matérielle du site. Kernel.org est essentiel, car il sert de point de ralliement à tous les développeurs du noyau Linux : il héberge le code source du projet, les outils nécessaires au développement, les listes de discussion, diverses distributions Linux, etc.

Aujourd’hui, quatre nouveaux serveurs épauleront ce site. Les deux premiers serviront de miroirs américains pour plusieurs distributions Linux. « Mirrors1 » est un HP DL380 G7 pourvu de deux processeurs quadricœurs Intel Xeon E5640 cadencés à 2,66 GHz et de 144 Go de mémoire vive. La partie stockage comprend deux baies HP StorageWorks MSA70, pour un total de 66 disques durs de 300 Go fonctionnant à 10 000 tours par minute (tpm). « Mirrors2 » présente exactement les mêmes caractéristiques, mais est basé sur un serveur de génération légèrement plus ancienne, un HP DL380 G6 pourvu de deux processeurs quadricœurs Intel Xeon X5550 cadencés à 2,66 GHz. Notez que ces deux machines remplacent complètement celles précédemment dédiées à ces tâches, lesquelles ne seront à priori pas réutilisées sur le site kernel.org.

« Demeter2 » se chargera de venir en aide au serveur web hébergeant les services dynamiques comme bugzilla, les divers wikis, etc. Il s’agit d’un HP DL380 G6 pourvu de deux processeurs quadricœurs Intel Xeon X5550 cadencés à 2,66 GHz, de 32 Go de mémoire vive et de 8 disques durs de 300 Go à 10 000 tpm. Enfin, « Master – Backup » sauvegardera les données du site, la machine actuellement dédiée à cette tâche devenant une sauvegarde… de la sauvegarde. Il s’agit là encore d’un HP DL380 G6 (proposant les mêmes caractéristiques que Demeter2). Il est toutefois assisté ici par une baie de stockage HP StorageWorks comprenant 12 disques durs de 300 Go à 15 000 tpm. Ces deux acquisitions permettent enfin de dédoubler les parties du serveur qui ne l’étaient pas encore. L’architecture de kernel.org est donc dorénavant totalement redondante.

John Hawley remercie chaleureusement Google et HP pour leur aide. Le premier a assuré le paiement de ses machines, alors que le second a su casser ses prix pour l’occasion. Cette association entre les deux compagnies n’a rien d’étonnant. Google utilise en effet massivement des machines HP au sein de ses propres datacenters et s’appuie sur Linux pour l’ensemble de son infrastructure. De plus, le code source d’Android est hébergé et géré par le site kernel.org. HP est pour sa part le fournisseur numéro un dans le secteur des serveurs web, un domaine ou Linux règne en maître. Ce cadeau permet donc aux deux entreprises de remercier concrètement la communauté open source.


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