Les effets de l’apesanteur sur ces dames… Etude de l’ESA

Régulations

12 candidates ‘cobbayes’ débutent à Toulouse une expérience de 60 jours en simulation d’apesanteur. En fait de test, il leur suffira de maintenir la tête en bas…

Fruit d’une collaboration entre l’ESA, le CNES, la NASA et l’agence spatiale canadienne(CSA), le programme d’étude WISE (Women international space simulation for exploration) a pour objectif d’approfondir les connaissances des chercheurs sur le comportement des femmes dans un contexte de micropesanteur proche de la réalité. De multiples interrogations persistent. Les femmes peuvent-elles avoir des enfants dans ces conditions ? Comment vont réagir leurs organes ? Quel sera l’impact physiologique et mental de ce test ? Tout a commencé par une curieuse petite annonce frôlant la misandrie ou la télé-réalité, au choix :

« Agence spatiale recherche jeunes femmes motivées parlant couramment le français ou l’anglais. Pour une expérience unique sur les simulations des effets d’un vol spatial ». Dans cette affaire, aucun pactole à ramasser, aucun minet sans le sou à séduire et encore moins d’improbables rencontres avec un richissime petit homme vert ?bachelor’ de son univers. En fait, ces futures astronautes en herbe ne quitteront pas le plancher des vaches. Objectif de la mission : rester au lit avec la tête plus bas que les pieds pendant 2 mois. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la femme… Des femmes motivées Venant de France, du Royaume-Uni, d’Allemagne, de Finlande, des Pays Bas, de Pologne et de République tchèque, ces femmes ont été sélectionnées parmi plus de 1.600 candidates pour un « agréable » alitement prolongé en inclinaison de -6 degrés. Séjourner en micropesanteur, cela induit des changements physiologiques touchant plus particulièrement le système cardiovasculaire, les muscles, les os, le sang, les systèmes immunitaires et hormonaux. Mais aussi des difficultés psychologiques liées au confinement. Et pas question de se lever pour faire sa toilette pendant l’expérimentation, ni pour les repas, ni pour le maquillage ! Des expériences similaires ont déjà été conduites avec des hommes par l’IFMPS (Institut Français de Médecine et de Physiologie Spatiale). Sur l’organisme féminin, les conséquences des séjours en apesanteur sont encore mal connues. Ce programme d’étude, qui prévoit la participation de 24 candidates, n’a pas encore fait le plein. L’appel à candidatures reste donc ouvert pour une seconde campagne d’expérimentations qui débutera en septembre prochain!


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