Les entreprises françaises seraient intéressées par le cloud computing. Mais…

Réseaux

…les problèmes d’intégration représentent les principaux freins à l’adoption. Sans parler de la sécurité…

Face à la crise, les entreprises recherchent fébrilement des solutions leur permettant de réduire leurs coûts. D’où la montée en puissance des solutions open source et du cloud computing dont le principe est d’héberger des applications ou des données dans des serveurs extérieurs gérés par un tiers.

Dans l’absolu, cette solution permet plus de fluidité et une réduction sensible de ses coûts de possession et d’administration. Ainsi, selon une étude commandée par Avanade auprès de 500 responsables de direction et décideurs informatiques dans 17 pays, 27% des entreprises sondées en France utilisent déjà ce type de technologies en association avec leurs SI existants. Par ailleurs, 60% des entreprises françaises croient au potentiel du cloud.

Si seulement 34% des sondés français se disent familiers avec le terme, 45% des entreprises interrogées estime que cette technologie facilite les mises à niveau et 45% pensent qu’elle permet aux entreprises de toujours disposer des plus récentes technologies.

Cependant, 55 % des interrogés français estiment que le cloud computing

ne constitue pas actuellement une priorité, mais l’ont porté à leur planning pour l’année prochaine.

Deux facteurs freinent en effet l’essor du cloud. L’intégration avec les systèmes existants pose problème. Surtout, les entreprises s’inquiètent de la sécurité de ces solutions.

Et il faut dire que les événements récents vont amplifier cette crainte : panne dans Gmail, fuite de données dans Google Docs, plantage de Windows Azure pendant plusieurs heures : la sécurité du cloud est aujourd’hui épinglée par certains professionnels.

Pour le Gartner, cette technologie est encore “immature”, et pour Richard Stallman, fondateur de la FSF (Free Software Foundation) les sociétés risquent de perdre le contrôle de leurs données en adoptant de tels systèmes.

Il a déclaré au journal britannique The Guardian que l’informatique en nuage pose un sérieux danger.“C’est stupide. Pire, il ne s’agit que d’une campagne marketing”, affirme-t-il “Certaines personnes déclarent qu’il s’agit d’une évolution inévitable. Mais ces personnes font presque systématiquement partie de sociétés essayant de faire ce qu’ils annoncent.” Un peu comme Avanade avec cette étude…

D’après lui, les utilisateurs devraient stocker leurs données personnelles en sécurité sur leurs propres ordinateurs, au lieu de les confier à des tiers.

Entre partisans et détracteurs du cloud, la guerre des mots et des chiffres est loin d’être terminée.


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