Les entreprises ne tiendraient pas leur inventaire informatique?!

Régulations

Selon une enquête mondiale de LANDesk Software, 64 % des responsables informatiques interrogés reconnaissent que l’inventaire de leurs équipements informatiques est incomplet. Or, la peur du gendarme prédomine…

Près d’une entreprise sur trois au niveau mondial ne parviendrait pas à tenir à jour l’inventaire de ses ressources informatiques ! Un chiffre exagéré, rapporté par un fournisseur qui, évidemment, a la recette miracle pour pallier cette défaillance?…

Selon cette enquête, une majorité de responsables informatiques avouent recourir à des méthodes manuelles pour inventorier leurs équipements matériels et logiciels, tels que PC, ordinateurs portables, serveurs et applications logicielles. LANDesk Software, on s’en doute, a la solution… C’est l’un des principaux éditeurs de solutions de gestion de la configuration et de la sécurité. Il propose un outil de gestion pour détecter, suivre, sécuriser et gérer l’ensemble des équipements matériels et logiciels. Pourtant, seulement 28 % des responsables informatiques interrogés ont indiqué utiliser un tel outil de gestion et un seul pour assurer l’inventaire de leurs ressources informatiques. Ce qui signifierait, par déduction, que les trois quarts des entreprises effectueraient cet inventaire manuellement : * 32 % d’entre elles consignent tous les achats effectués par l’entreprise. * 19 % remplissent une grille de calcul et la mettent régulièrement à jour, manuellement. * 15 % réalisent un audit manuel en demandant aux techniciens informatiques de dresser l’inventaire dans chaque bureau. Qu’est ce qui pourrait alors motiver l’automatisation du suivi des équipements informatiques au sein de l’entreprise ? L’enquête explique où s’insinue la peur du gendarme : * 83 % d’entre elles invoquent des raisons juridiques. * 55 % évoquent la sécurité des systèmes informatiques. * 31 % indiquent que leur service financier a besoin d’informations sur l’amortissement des actifs. * 19 % affirment que leur entreprise cherche à réduire les coûts imputables aux matériels et logiciels redondants. “Cette enquête (…) révèle des méthodes archaïques pour dresser l’inventaire des équipements; d’où le manque de confiance des responsables informatiques en cas d’audits demandés par les éditeurs de logiciels“, constate Pierre Poggi, responsable des ventes Europe du Sud de LANDesk Software. Et les logiciels ? La peur du gendarme?

Sur les logiciels, la peur du gendarme semble avoir porté ses fruits. 85 % des entreprises interrogées affirment détenir des licences en bonne et due forme pour tous les logiciels installés, qu’ils soient utilisés en interne ou en externe par les employés. Cependant, cette belle assurance s’effrite dès que l’on évoque l’éventualité d’un audit. Moins de la moitié d’entre elles (48 %) se disent prêtes à se soumettre sereinement à un audit de Microsoft ou de tout autre éditeur de logiciels majeur. Interrogés sur l’attitude qu’ils adopteraient en cas d’audit, voici ce que répondent les responsables informatiques : * 27 % d’entre eux (

21 % pour les Etats-Unis, 29 % pour l’Allemagne, 30 % pour la France, 32 % pour le Royaume-Uni) affirment qu’ils laisseraient faire l’audit en espérant que tout soit en ordre. * 17 % d’entre eux (15 % pour les Etats-Unis, 16 % pour l’Allemagne, 17 % pour le Royaume-Uni, 20 % pour la France) demanderaient un délai supplémentaire pour se préparer à l’audit. * 6 % d’entre eux (2 % pour les Etats-Unis, 4 % pour l’Allemagne, 9 % pour le Royaume-Uni, 12 % pour la France) demanderaient des licences logicielles supplémentaires en prévision de l’audit.


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