Les Français toujours fans de PDA

Régulations

Alors que le marché des assistants personnels décline partout dans le monde face aux smartphones et autres PDA communicants, la France se distingue avec des taux de progression à deux chiffres

Le marché des PDA, ces ordinateurs de poche non communicants, continue à croître en France. Selon l’institut d’études Gfk, ce segment a progressé de 19% en 2004. Une belle performance qui ne doit pas cacher une réalité: le marché mondial est en perte de vitesse. Sony l’a d’ailleurs bien compris et a décidé d’arrêter la production de ses Clie fin 2004 (voir nos articles).

En effet, PDA et autres Pocket PC ne font plus le poids face aux possibilités des smartphones, des mobiles 3G ou encore des PDA hybrides type Treo ou Blackberry. Ces terminaux permettent d’accéder aux fonctions classiques d’un PDA, mais surtout de téléphoner, de relever ses mails en direct, d’accéder à des applications métiers ou encore de naviguer sur le Web. Pour autant, les consommateurs français apprécient ces appareils, souvent plus accessibles que les smartphones. Notamment pour leurs fonctions GPS, de géolocalisation. Et sur le marché hexagonal, PalmOne (les Zire, les Tungsten) est très largement en tête avec une part de marché de 53%. “PalmOne a connu en décembre une progression des ventes en volume de près de 10% par rapport à décembre 2003, alors que les autres acteurs du marché voyaient leurs ventes se tasser par rapport à la même période l’année précédente”, explique Philippe Nahman, Directeur France et Benelux. Mais cette spécificité française va-t-elle encore durer? Il suffit d’observer le taux de progression des smartphones pour en douter. D’ailleurs PalmOne concentre ses efforts sur ce marché avec sa gamme Treo (via le rachat de Handspring). Même chose pour PalmSource qui à l’origine développe des systèmes d’exploitation pour PDA et qui semble s’orienter fortement vers les smartphones avec Cobalt.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur