Les infogérances de deuxième génération

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KLC publie une synthèse de ses observations sur la gestion des systèmes
d’information

Et si c’était à refaire, quelle démarche serait mise en ?uvre ?

Constitué de DSI, de responsables informatiques et de représentants de directions achats issus d’entreprises de secteurs d’activités diversifiées, un groupe de travail réuni par l’Atelier KFC sur les thème des nouvelles infogérances a permis à Anne Emilian, manger chez KLC, de nous faire part de ses observations sur le ‘management’ des systèmes d’information.

Les infogérances de seconde génération représentent aujourd’hui un marché qui évolue vers la maturité, en particulier du côté des prestataires et de leurs offres et modalités de délivrance des prestations. Garantie de réversibilité, engagements moins frileux et plus sécurisés, utilisation de référentiels internationaux font progresser les relations client prestataire.

Les clients ne sont pas en reste, et l’étude souligne la fin des mirages de l’infogérance, qui aboutit à des expressions de besoins plus réalistes et donc à moins de déceptions. On ne choisit pas l’infogérance pour continuer sur le mode ‘à l’identique’ mais pour réaliser des progrès inatteignables en interne.

Les mots-clés des nouvelles infogérances sont dorénavant transformation, innovation et équilibre.

Les gains en infogérance peuvent être importants, ils peuvent atteindre 30% du coût annuel, qui s’obtiennent sur la durée, par exemple dans le cadre d’un plan à cinq ans. En revanche, ils nécessitent des investissements initiaux très lourds (jusqu’à 25 ou 30% du coût de fonctionnement d’une année), ainsi que des efforts conjugués du prestataire, de la DSI client et des directions utilisatrices.

La nécessité de prévoir une étude de ‘sourcing‘ et de disposer d’un inventaire détaillé de son patrimoine s’impose. Elle constitue un des facteurs clés de succès d’une démarche d’infogérance.

Réalisée très en amont du transfert de responsabilité (environ 24 mois avant l’échéance normale du contrat), elle permet au client de définir la cible d’externalisation sur le long terme. Quelles sont les activités à externaliser ? Quelles sont les attentes ?

Elle permet également d’objectiver les raisons qui conduisent à l’infogérance, d’établir la feuille de route associée à la cible – quel lotissement, à quel terme ? – et enfin d’identifier les conséquences de l’externalisation sur les profils internes ou externes de la DSI.

L’autre évolution de la démarche de seconde génération porte sur l’inventaire détaillé du patrimoine. Cette phase, intervient à la suite de l’étude de ‘sourcing‘. Il s’agit de dénombrer les infrastructures, applications, postes de travail et d’évaluer les documentations.

Dans les infogérances de première génération, cet inventaire était confié aux prestataires dans la phase de ‘due diligence‘ ; il passe dorénavant du côté client. Cela permet au client de maîtriser les unités d’?uvre du contrat et de ce fait, la facturation des prestations.

La conclusion unanime de cet atelier est qu’en dépit de quelques difficultés soulignées par les clients de l’infogérance, les nouvelles infogérances apporteront plus de satisfaction (ou moins de frustrations !) aux clients qui se sentent plus aguerris sur les apports et les limites opérationnels, contractuels ou financiers des contrats.


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