Les Investissements d’avenir en pincent pour les projets Smart Grids

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10 projets coopératifs de R&D dans le domaine des réseaux électriques intelligents (Smart Grids) ont été retenus par le gouvernement dans le cadre des Investissements d’avenir, avec une aide totale de 41 millions d’euros.

Le gouvernement a déjà procédé à la labellisation de l’institut d’excellence en énergies décarbonées « Supergrid », localisé à Villeurbanne, et doté d’un budget de 72,6 millions d’euros. Parallèlement, l’Ademe avait lancé un appel à manifestation d’intérêt visant l’expérimentation, la validation et la collaboration dans le domaine de la gestion des réseaux électriques. Des domaines fort gourmands en technologies IT, qu’il s’agisse de piloter les compteurs, gérer le transport, optimiser la distribution, récolter les données, et les traiter.

Les projets attendus en retour devaient concerner une meilleure insertion des productions d’énergies renouvelables dans le réseau; la maîtrise et la gestion de la demande d’électricité; l’anticipation des évolutions liées aux réseaux électriques telles que l’arrivée des bâtiments à énergie positive, des compteurs intelligents ou encore des véhicules électriques et/ou hybrides rechargeables; l’expérimentation de nouveaux modèles d’affaires par une synergie entre les acteurs de l’énergie et d’autres secteurs d’activités tels que les télécommunications, les équipementiers.

Le Gouvernement a retenu 10 dossiers dans le domaine des réseaux électriques intelligents. Pour un montant total d’interventions de 41 millions d’euros.

Les projets retenus :

REFLEXE teste les modèles économique pour l’agrégation (pilotage en temps réel de la charge électrique d’un ensemble de bâtiments complexes, et de l’intégration de ce système dans l’ensemble plus large du réseau électrique intelligent);

ENR POOL pour la participation des gros consommateurs d’électricité à l’équilibrage de la production intermittente des énergies renouvelables par le biais de deux mécanismes : des effacements de consommation, et le « déplacement » des consommations (augmentation de la cadence de certains processus pour consommer le trop-plein d’électricité);

MODELEC teste auprès des clients résidentiels des dispositifs de suivi et de contrôle en temps réel de leurs consommations ainsi que différentes offres d’effacement;

SMART ZAE pour démontrer qu’une zone d’activité économique (Z.A.E.), grâce à des moyens de production d’énergie renouvelable, de stockage et de gestion technique centralisée, peut constituer une brique élémentaire du réseau de distribution électrique;

MILLENER, test et validation de solutions d’intégration poussée des énergies renouvelables dans les îlots énergétiques (Corse et DOM-TOM notamment);

GREENLYS pour développer un démonstrateur à échelle significative (plus de 1000 sites) sur deux agglomérations urbaines complémentaires (Lyon et Grenoble) déjà particulièrement engagées dans des actions en faveur de l’efficacité énergétique;

NICEGRID, démonstrateur de « quartier solaire intelligent », situé en Paca-Est, ayant pour objectif la conception et l’expérimentation d’un ensemble de technologies communicantes sur le réseau;

OMERE-GE et OMERE-IPERD, deux projets d’analyse de la gestion de la demande à plusieurs échelles, d’amélioration de la gestion du mixe énergétique en intégrant au mieux les énergies renouvelables, à développer de nouveaux logiciels et équipements intelligents et enfin à expérimenter la gestion dynamique du réseau au niveau d’un poste source et le développement de solutions de stockage;

VENTEEA, test des équipements et des outils de gestion innovants sur le réseau de distribution en milieu rural, notamment à proximité de champs de production d’énergies renouvelables (éoliennes notamment).


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