Les méthodes pour pirater la Nintendo DS déclarées licites

Sécurité

Suite à une décision du TGI de Paris, la vente de linkers, ou cartouches dites R4, est légale. Si le piratage de la Nintendo DS reste prohibé, les méthodes pour y parvenir sont bien légales.

Le tribunal de grande instance de Paris a débouté, la semaine dernière, Nintendo de sa demande d’interdiction de la vente de cartouche linkers pour sa console portable DS. La firme de Kyoto a 10 jours pour faire appel de la décision de justice.

Les cartouches dites R4 ou linkers constituent un moyen simple de « pirater » la console portable de Nintendo, la DS. Précisément elle permet de jouer à partir de simples copies de jeux originaux, soit échangés entre joueurs, soit téléchargés sur le Net. Si, au titre de l’exception pour la copie privée, l’échange de fichiers protégés par le droit d’auteur est toléré, le téléchargement massif depuis le réseau mondial est considéré comme du piratage par la firme nippone.

Dès lors, l’avocat de Nintendo France a réagi sur le site 01net en expliquant que : « Nintendo est très déçu mais va poursuivre son action ». Une manière à peine voilée d’expliquer qu’un appel sera prochainement formé. Il poursuit : « la vente de linkers porte non seulement atteinte à Nintendo mais aussi à toute la chaîne de valeur du jeu vidéo. »

A la loupe, Nintendo avait attaqué dès 2007 les distributeurs de cartouches pour complicité de contrefaçon de jeux, mais aussi pour importation de marchandise contrefaite. Le dernier attendu relevait alors de la commercialisation du logiciel de contournement du dispositif technique de protection et de contrefaçon de droits d’auteur sur le logiciel interne de la DS.

S’opposent donc deux visions. D’un côté, les bidouilleurs, de l’autre les pirates. Difficile alors pour Nintendo de faire deux poids deux mesures. La firme cherche donc à s’attaquer aux revendeurs pour couper l’une des possibilités d’utiliser des contrefaçons.

Toujours est-il que même avec six millions de consoles DS en France, certains éditeurs ont estimé que les ventes de jeux avaient chuté de 30 %. Une baisse qui serait alors principalement due au piratage… trop facile peut être.


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