Les mobiles Sagem (Safran) sont toujours en sursis

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Le Conseil de surveillance du groupe Safran n’a pas pris de décision ce 12 septembre (entre Motorola ou son partenaire chinois…) mais il faudra bien trouver une solution

Le groupe Safran (ex Snecma et Sagem) se donne encore un peu de temps pour décider du sort de la division Communications de Sagem, branche déficitaire, dédiée aux mobiles et aux équipements de communications. Le Conseil de surveillance qui s’est réuni ce mardi 12 septembre n’a pas pris de décision.

Pour autant, le groupe entend bien trouver une solution. Safran va désormais examiner toutes les voies possibles pour régler le sort de son activité téléphonie mobile, ne se contentant plus d’essayer de trouver une solution à l’intérieur de son alliance avec le chinois Bird, a déclaré Jean-Paul Béchat, président du directoire du groupe.

Il a souligné que le groupe continuait à examiner des “infléchissements stratégiques”, ajoutant que la décision de ne plus se reposer sur la seule alliance avec Bird pour sortir la téléphonie mobile de la crise était un tel “infléchissement”.

“La voie choisie pour sortir la téléphonie mobile du rouge avait été de resserrer notre alliance avec Bird pour essayer de voir si à deux, nous pourrions tenir face aux grands du secteur”, a rappelé Jean-Paul Béchat.

“Or pour 477 millions d’euros de chiffre d’affaires, nous avons une perte de 52 millions. Nous sommes très loin de l’équilibre, nous avons donc un vrai problème. A deux petits, on n’arrive donc pas à se battre contre les grands. D’où la nécessité de chercher une solution ailleurs. Nous allons regarder toutes les voies possibles”, a-t-il poursuivi.

Un temps numéro un français, les mobiles Sagem ne sont jamais parvenus à atteindre les objectifs fixés par sa nouvelle maison mère, le groupe Safran (fusion de Snecma et de Sagem).

Désormais troisième fabricant français en unitées vendues, le fabricant souffre aussi de son positionnement. Centré sur l’entrée de gamme, Sagem fait des volumes mais guerre des prix oblige, perd de l’argent. Enfin, le groupe a quasiment raté le virage de la 3G.

Le directoire aurait mandaté les banques d’affaires Rothschild et UBS pour trouver un acquéreur pour cette activité. Qui serait preneur ? Motorola ? Le quotidien Les Echos évoque la finalisation d’un accord.


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