Les réseaux PMR attendent un rebond

Réseaux

Le régulateur et IDC publient une étude sur le marché des réseaux radioélectriques professionnels (administrations, police, pompiers, armée, transports…) Les besoins existent, mais la croissance s’essouffle. Explications

300 millions d’euros. Telle est la valeur du marché français des réseaux PMR (réseaux radioélectriques professionnels), évaluée par IDC dans une étude commandée par l’Arcep, le régulateur des télécoms.

Les réseaux PMR sont des réseaux indépendants de communication mobile dédiés à l’usage des entreprises ou des administrations, notamment pour assurer la sécurité publique, la sécurité industrielle ou dans les activités de transport. Sur ces 300 millions d’euros, les installateurs captent la part la plus importante (170 millions), observe l’étude. Ceci traduit l’orientation forte du marché vers les services d’intégration ou de maintenance. La PMR représente environ 1.000 emplois directs chez les installateurs directement liés à la PMR civile, moins de 100 chez les constructeurs pour la partie PMR Civile. Mais si la PMR répond à un besoin structurel : disposer de moyens de communications permanents et sécurisés pour répondre aux exigences de sécurité publique, même en cas de crise majeure, la croissance annuelle de ce marché est estimée à moins de 5% depuis 2003 et pour les trois prochaines années. Par ailleurs, ce total de 300 millions est très inférieur aux estimations généralement récoltées sur le marché (Presse, Congrès?) où le chiffre de 500 millions d’euros est couramment repris, peut-on lire. Bref, selon l’étude, la PMR est en crise. Pour IDC, cet essoufflement du marché de la PMR, est dû à plusieurs facteurs : la saturation du marché de base (obligations de sécurité), la concurrence forte du GSM/GPRS sur tous les segments de marché, la cannibalisation du bas de marché par la PMR 446, la résistance et fiabilité des technologies installées (Analogiques), le coût élevé des technologies de renouvellement disponibles et la rareté du spectre radioélectrique. Or, la PMR est susceptible de trouver de nouveaux débouchés. Selon IDC et l’Arcep, deux segments de marché, sensibles à ce besoin sont encore peu équipés. Il s’agit des collectivités locales de 30.000 à 200.000 habitants, et les transporteurs régionaux de surface, tels que les réseaux de transports urbains dans les grandes villes de province, pour lesquels la sécurité et le temps réel deviennent des préoccupations majeures. Pour favoriser le développement de ces réseaux, l’Arcep souligne que la disponibilité des ressources spectrales nécessaires aux acteurs de la PMR est désormais facilitée. Dans les bandes 410-430 et 450-470 MHz (ouvertes pour attribution au fil de l’eau depuis janvier 2005), et dans la bande 440-450 MHz, des ressources sont disponibles pour des attributions site par site pour les technologies numériques à bande étroite, dont la DMR à venir. De plus, la sous-bande 446,1- 446,2 MHz pourra accueillir les applications en mode talkie-walkie (PMR 446 numérique) dès la fin des autorisations en-cours dans cette bande, prévue actuellement pour mi-2009. Côté technologies, l’étude observe que le potentiel de croissance pourrait entraîner le recours aux technologies numériques existantes, telles que TETRA ou TETRAPOL, ou à des technologies émergentes telles que la Digital Mobile Radio (DMR) qui devrait faire office de levier de croissance.


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