Les téléphones mobiles ennemis de la vie privée?

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Les applications pour mobiles qui envoie des informations personnelles vers des régies publicitaire à l’insu des utilisateurs se multiplient…

Faut-il se méfier des téléphones mobiles? Oui si l’on souhaite protéger au maximum sa vie privée. Selon le Wall Street Journal, nombre d’applications destinées aux smartphones (notamment des jeux) envoient des données personnelles vers des régies publicitaires à l’insu de son utilisateur.

Sur les 101 applications testées par le quotidien new-yorkais, également réparties entre les plates-formes Android et iOS (iPhone, iPad, iPod touch), 56 transmettent le code d’identification du téléphone (numéro IMEI) et 47 signalent la localisation du mobinaute, qu’il utilise ou non des applications de géolocalisation. Certaines (5 %) poussent le bouchon jusqu’à dévoiler l’âge et le genre de l’utilisateur et d’autres ne prennent carrément pas de gants en parvenant à déterminer les revenus, les opinions politiques et autres tendances religieuses des concernés.

« Parmi les applications testées, celles de l’iPhone ont transmis plus de données que les applications sur les téléphones utilisant le système d’exploitation Android de Google, note le WSJ. Mais en raison de la taille du test, on ne sait pas si la tendance se maintient parmi les centaines de milliers d’applications disponibles. » Apple revendique 300.000 applications dans son App Store tandis que l’Android Market en dispose de 150.000 environ.

A titre d’exemple, l’application musicale Pandora, disponible pour iPhone et Android, transmet l’âge, le sexe de l’utilisateur et le numéro EMEI à diverses régies. L’éditeur TextPlus 4 pour l’iPhone fait à peu près la même chose, tout comme le jeu Paper Toss ou encore la plate-forme Grindr de rencontres pour homosexuels.

Pourtant, tant Android qu’Apple se défendent de livrer ouvertement les données personnelles de leurs clients aux annonceurs potentiels en proposant un mécanisme qui nécessite l’acceptation manuelle des conditions d’utilisation d’une application par l’utilisateur. Encore faut-il que ces conditions soient explicites… et accessibles. Ce qui n’était pas le cas pour 45 de la centaine d’applications testées par le quotidien américain.


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