Les ventes de VOD vont doubler chaque année

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Selon NPA Conseil, la vidéo à la demande représentera en France un chiffre
d’affaires de 340 millions d’euros en 2011

La vidéo à la demande sur Internet a trouvé son public. Simple et peu onéreuse, elle se substitue aux bons vieux vidéos-clubs pour les abonnés aux offres haut débit et triple-play des opérateurs. Il faut dire que quasiment tous les grands FAI proposent désormais ce service (dernier en date Alice, lire notre encadré) en partenariat avec des distributeurs de plates-formes comme Free avec CanalPlay. Surtout, les catalogues commencent à être étoffés, permettant à tous d’y trouver son compte.

Selon NPA Conseil, cet engouement n’est pas prêt de s’arrêter en France. Selon une étude, la VOD devrait générer un chiffre d’affaires de 338,7 millions d’euros en 2011 contre 54 millions en 2007.

En fait, les revenus devraient quasiment doubler chaque année, estime NPA : 112 millions en 2008, 181 millions en 2009, 269 millions en 2010…

A partir de 2010, le marché commencera à ralentir: “l’amplification de la concurrence entre les plates-formes va entraîner une baisse générale des prix estimée à 5% par an. Et une partie de la consommation se fera via des offres forfaitaires à prix réduit”, explique au Figaro Philippe Bailly, fondateur de NPA Conseil.

Autre enjeu important, la chronologie des médias. D’après une autre étude du cabinet NPA, si l’avenir de la VOD s’annonce radieux, pour l’instant seulement 20% des Français connaissent le sens de cette abréviation.

Cette technologie n’est donc pas suffisamment connue du grand public, et si elle tarde c’est surtout parce que l’offre n’est pas assez attractive. L’explication : les délais de diffusion ne sont pas les mêmes selon le support.

Pour les plates-formes de VOD et pour les FAI, il faut réviser le délai de diffusion d’un film sur VOD qui est actuellement de 33 semaines pour qu’il soit le même que pour les DVD, c’est-à-dire 6 mois. Car le facteur “nouveauté” est très important pour les cinéphiles qui généralement ne peuvent pas se résoudre à attendre un film en VOD alors qu’il est déjà disponible dans un vidéo-club.

Aujourd’hui, seulement 21% des nouveautés cinématographiques françaises sont disponibles en VOD.

Selon de nombreux spécialistes du secteur, cela permettrait également de lutter efficacement contre le piratage dans la mesure où la masse de pirates qui téléchargent un film “en avant-première” sur le net (ndlr :souvent dans une qualité détestable) pourront se tourner vers une offre légale.

Malheureusement, l’industrie du cinéma ne l’entend pas de cette oreille. Marin Karmitz, président du Bureau des liaisons des industries cinématographiques ne veut pas entendre parler d’évolution de la chronologie de diffusion tant que les FAI ne se seront pas engagés à lutter contre le piratage.

Alors que l’accord de 2005 arrive à expiration dans moins de deux semaines, la situation est bloquée. Un statu quo pourrait remettre en cause la belle envolée de la VOD en France.

Alice se lance avec VirginMega La filiale de Telecom Italia lancera son offre de VOD le 14 décembre prochain. Alice utilisera la plate-forme vidéo de VirginMega lancée en mars dernier.500 films seront disponibles dans le catalogue. Les prix varieront de 0,99 euro à 9,99 euros.Les clients dégroupés parisiens seront les premiers servis. Le reste des abonnés accéderont au service à partir de la mi-janvier.

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