L’Europe veut ouvrir la concurrence des réseaux fibre optique

Réseaux

La Commission européenne pourrait imposer aux opérateurs historiques des Etats membres d’ouvrir leurs réseaux très haut débit aux acteurs alternatifs.

Les enjeux du déploiement du très haut débit dépassent les frontières de l’Hexagone. Des enjeux qui poussent les autorités européennes d’intervenir dans la course à la fibre optique engagée dans les différents Etats membres.

Selon l’agence Dow Jones, d’ici quelques jours, la Commission européenne devrait publier un cadre réglementaire concernant le déploiement du très haut débit et de la fibre optique en Europe, rapporte le quotidien Les Echos.

Bruxelles pourrait ainsi demander aux plus gros opérateurs d’offrir rapidement un accès à leurs concurrents de plus petite envergure, et ce, “à des prix non discriminatoires”. Cette ouverture pourrait ainsi permettre de faire progresser l’innovation et la concurrence sur le marché du très haut débit.

Cette demande express de partage des réseaux de fibre optique est pourtant loin de faire l’unanimité auprès de plusieurs opérateurs télécoms d’envergure, à l’image de l’allemand Deutsche Telekom ou de l’espagnol Telefonica.

Ces opérateurs historiques ne tiennent pas, pour le moment, à partager ce gâteau, pour lequel ils consentent à des lourds investissements tout en s’octroyant une part de marché généreuse sur ce secteur de la fibre optique. Ces opérateurs veulent d’abord pouvoir rentabiliser leurs investissements sur ce secteur avant d’ouvrir leurs réseaux (et le marché) à d’autres concurrents de moindre importance.

Tous les opérateurs ne partagent pas ce point de vue, à l’image du britannique BT et de néerlandais KPN, qui ont choisi d’ouvrir leurs réseaux. En France, l’Arcep (autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a choisi de prendre les devants, en mettant récemment en place un cadre réglementaire, dans un premier temps pour les zones denses.

Dans le domaine du très haut débit, le gendarme des télécoms (et des postes) a ainsi préconisé le déploiement multi fibres en demandant aux opérateurs, comme Orange, SFR, Free et Numericable, de mutualiser leurs investissements. Par exemple, un opérateur qui déploie la fibre optique dans un immeuble est invité, contre participation financière, à déployer également la fibre de son concurrent. Actuellement, l’Arcep finalise un autre cadre réglementaire pour les zones les moins denses et les zones rurales.


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