LG Philips Displays fermerait son usine de tubes à Dreux

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La coentreprise coréo-néerlandaise qui souffre de la perte de vitesse des ventes d’écrans cathodiques, a annoncé la mise en dépôt de bilan de sa holding européenne et de certaines de ses filiales

C’est un début d’année bien difficile pour les salariés de la coentreprise LG Philips Display, crée en 2001 entre Philips et LG Electronics.

Cette décision de fermer sa holding européenne et ses filiales néerlandaises et allemandes qui comme le souligne les Echos emploient 350 et 400 personnes, est motivée par “l’aggravation des conditions du marché des tubes cathodiques” estime le groupe dans un communiqué. La France n’est pas à l’abri de cette mesure qui devrait notamment toucher le site de Dreux dans l’Eure et Loir, lequel compte 640 salariés. Un comité d’entreprise exceptionnel s’est réuni ce lundi 30 janvier. La “cessation de paiement” de l’établissement a été officiellement annoncée. Les syndicats s’inquiètent de la probable fermeture du site de Dreux. Du coup, la grogne commence à monter dans la région, car les rumeurs d’un dépôt de bilan sec s’amplifient parmi les représentants syndicaux. Une menace d’autant moins compréhensible que les deux sociétés mères de LG. Philips Display affichaient une santé que d’aucuns pourraient juger arrogante. Un paradoxe qui n’est pas sans évoquer l’affaire HP (lire nos articles). La course à la rentabilité reste toujours d’actualité. D’après les informations données par le quotidien économique, la CGT est passablement agacée par le fait que la création de cette co-entreprise, en 2001, avait permis aux deux groupes d’anticiper la perte de vitesse du tube cathodique, et ainsi de se retirer de cette activité qui aujourd’hui n’est plus rentable, le tout sans en assumer les conséquences sociales. Un joli tour de passe-passe, en somme. Le site de Dreux est bloqué par les syndicalistes Conséquence de ce sentiment d’injustice, les syndicats français ont décidé de faire pression sur les deux mastodontes de l’électronique en bloquant le site de Dreux. Depuis le 26 janvier, les camions qui veulent sortir du site sont systématiquement arrêtés. Ce n’est pas la première fois que le site est touché par un plan social. Le quotidien Les Echos rappelle que, déjà en 2003, 300 départs avaient été demandés par la direction du groupe, ensuite en 2004 plusieurs départs volontaires ont été signalés et à la fin de l’année 470 emplois ont été supprimés. Et la tendance ne devrait pas s’inverser, car le marché de l’écran cathodique s’inscrit n perte de vitesse. En 2004, il se vendait 167 millions d’unités aujourd’hui le marché mondial ne représente plus que 160 millions d’unités. Dans l’Union européenne la tendance est la même. De 37 millions d’unités en 2004 l’on est passé à 30 millions aujourd’hui. Pour l’année à venir tous les analystes s’accordent à dire que les ventes en valeurs et en volume d’écrans plats devraient largement devancer celles de téléviseurs cathodiques classiques.


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