Liberty Alliance : un standard pour la gestion des identités

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Entretien avec Donald O’Shea, directeur exécutif de cette association professionnelle

Depuis quatre ans, la Liberty Alliance travaille aux spécifications de standards pour l’

Identity Management, la gestion des identités et les services Web qui peuvent lui être associés. Donald O’Shea résume ici les principaux travaux actuellement mis en chantier par l’association: “La Liberty Alliance travaille à synthétiser les différentes approches de ses 200 membres pour élaborer des standards reconnus. Nous réunissons tous les acteurs des ‘IT’, autour par exemple de Sun, IBM, HP ou Oracle, ainsi que des telcos [opérateurs télécoms]. A l’exception notable de Microsoft“. “Microsoft et IBM ont adopté une autre démarche. IBM est pourtant membre du consortium. Un rapprochement avec Microsoft pourrait être envisagé dans le futur“. Quel est le mode d’organisation de la Liberty Alliance pour qu’elle puisse ainsi prendre en compte une telle diversité ? “Nous réunissons les gens afin de définir leurs besoins au sein des ‘Service Groups’. Puis nous évaluons les besoins particuliers avec les “groupes spéciaux” qui travaillent sur des applications verticales“. “Mais la technologie n’est qu’une petite partie de nos problèmes. Nous devons travailler sur le ‘Business agreement’. Souvent, nous produisons la ligne directrice, qui profite d’adaptations locales. Nos spécifications renseignent des problèmes identiques, mais l’interopérabilité entre les solutions est de plus en plus difficile“. Et dans le futur ? “Nous étendons la couverture de nos travaux aux services Web, avec la recherche d’une signature unique pour chaque utilisateur. Mais aussi sur les tests d’identité, en fournissant des métriques, et en travaillant avec des organisations comme le FBI ou les services secrets“. Peut-on s’attendre à l’émergence d’un standard unique ? “J’aimerais bien, mais non ! il n’y aura pas dans l’immédiat de standard unique. Tout juste pouvons-nous travailler à une simplification sur le Web“. Et comment suivre les dérives et détournements qui s’affichent régulièrement ? “L’étude des ‘bad guys’ est très importante aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Elle est moins sensible en Europe. Nous suivons leur comportement, nous suivons ce qui arrive. Mais le plus important, c’est l’éducation“.


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