Licences WiMax: les candidats s’associent en consortiums

Régulations

Comme cela était prévisible, vu la profusion de candidatures, les futurs impétrants se sont contactés, pour se regrouper et déposer un dossier intermédiaire ce 7 janvier, en constituant des consortiums. Les dossiers définitifs sont attendus pour le 1er février

Toute la communauté avait souri en constatant l’inflation des candidatures suscitée par la procédure de sélection choisie par l’ARCEP, l’autorité de régulation des télécoms en France (ex ART): on a compté jusqu’à 175 lettres d’intention reçues en octobre dernier, constate le quotidien Les Echos.

Or, la procédure prévoit de ne retenir que 2 opérateurs par région (la France compte 22 métropoles). Une douzaine de régions et une trentaine de départements devaient postuler. Il était clair que des regroupements stratégiques allaient donc s’opérer et qu’au final, une cinquantaine de candidatures réalistes sortiraient du lot. Dans les coulisses du Congrès des Opérateurs (organisé fin novembre par Euroforum IBC), les spéculations allaient bon train sur les rapprochements prévisibles. Entretemps, il y a eu les abandons par forfait! Club Internet (groupe Deutsche Telekom), Completel, NRJ, les autoroutes Sanef, Tele2 et quelques autres ont lâché prise. Comme le faisaient remarquer bon nombre de leurs réprésentants lors du dit Congrès, les hypothèses de retour sur investissement sont difficilement vérifiables. Pourtant, certains continuent d’y aller seuls, contate le quotidien Les Echos: le groupe Bolloré ou encore l’opérateur d’origine égyptienne Orascom (qui fait candidature dans toutes les régions!). On ne sera pas surpris du maintien de France Télécom et SFR (Cegetel) dans la course, et encore moins de celle, pour l’Ile de France, de l’opérateur spécialisé dans les sites complexes, Hub Télécom (ex ADP Télécom, filiale d’Aéroports de Paris), déjà leader sur les ‘hot-spots’ Wi-Fi et opérateur d’un site pilote WiMax en coopération avec Alcatel. Pour les autres candidatures, il faudra donc compter avec des consortiums: Citons notamment celui de TDF, Axione (filiale de Bouygues), LDCollectivités. Il pose candidature sur toutes les régions -y compris sur l’Ile de France, avec Naxos, filiale de la RATP – comme “opérateur de gros”. Un autre consortium se positionne également comme “grossiste” : autour de Sogetrel, il réunit l’américain ClearWire, Antalys (TV diffusion), Numéricâble et UPCFrance (câblo-opérateurs) et Orcalys (Meaux). Le troisième consortium de dimension nationale associe SAPRR (autoroutes Paris-Rhin-Rhône) et Free (acquéreur d’Altitude Télécom et de sa licence WiMax). Arbitrages sur les choix ‘groupes’

Il reste les cas de Canal+, de Neuf Telecom/ Neuf Cegetel, notamment: la procédure de l’Arcep interdit qu’un même groupe puisse poser plusieurs candidatures à travers ses filiales, ‘joint-ventures’ ou non, ou sociétés écrans. Si SFR a déposé son dossier, cela n’a pu être fait sans l’aval de la maison mère… A suivre, donc.


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