L’incompatibilité DRM menace Linux

Régulations

Selon Martin Fink, vice-président de Hewlett Packard pour Linux, la convergence entre l’open-source et la gestion des droits numériques se fera dans la douleur !

Lors d’une intervention au

LinuxWorld Conference, Martin Fink, vice-président de Hewlett Packard pour Linux, a soulevé la problématique sérieuse de la prise en compte des technologies de DRM (Digital Right Management ou gestion des droits numériques) dans les environnements Linux. Pour lui, l’adoption du DRM pourrait mettre un frein au déploiement de Linux et de l’Open-Source. “Malheureusement, DRM et les logiciels open-source sont actuellement largement incompatibles à cause de l’extension ‘Digital Millenium Copyright Act’ de la loi (américaine) sur les copyrights“. Cette extension impose à l’industrie l’adoption de systèmes de protection des droits numériques. La problématique principale provient de la nécessité d’intégrer dans les environnements open-source les modules de décryptage des sources audio-vidéo, comme les films sur DVD ou la télévision haute définition. Ces technologies sont en effet largement propriétaires, et soumises à des brevets et licences qui viennent heurter la culture du logiciel libre. A demi mots, Martin Fink pointe du doigt Microsoft, qui s’est fortement engagé sur ce marché, avec parfois quelques succès comme l’accord signé avec Disney, et qui surtout cherche à rallier à lui l’industrie de l’électronique grand public. La gestion du DRM est un chantier majeur pour l’avenir, en particulier pour les géants de l’industrie informatique qui assurent la promotion de Linux et de l’open-source, comme HP ou IBM. Trop de licences sur l’open-source !

A l’occasion de l’

Open Source Development Labs, Martin Fink, toujours lui, s’est prononcé pour une réductions des licences. Certes, Linux bénéficie d’une licence ‘unique”, GPL (General Public License), mais en faisant le compte, le vice-président d’HP a identifié 52 licences pour l’open-source, et trois nouvelles en cours d’élaboration. C’est trop pour un marché en expansion, et surtout pour ses clients ou prospects qui ne manqueront pas de s’y perdre.


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