L’industrie musicale propose l’amnistie aux repentis

Régulations

La RIAA va proposer un programme d’amnistie aux internautes qui reconnaîtront qu’ils partagent de la musique en ligne, et qui s’engageront à la supprimer de leurs ordinateurs

La RIAA, ‘

Recording Industry Association of America‘, qui intensifie ses actions contre le piratage de musique en ligne, préparerait un programme d’amnistie sous condition pour les internautes qui se dénonceraient volontairement. Aux Etats-Unis, plus de 1.600 personnes ont déjà été repérées par les services de la RIAA, et pourraient être poursuivies prochainement. L’association se prépare en effet à déposer plusieurs centaines de plaintes dans les jours à venir. Amnistie, paranoïa et économie ! Ce projet d’amnistie, qui ne concernera pas les personnes déjà identifiée, surfe sur la paranoïa ambiante typiquement américaine. Il est censé inciter les contrevenants, qui échangent et téléchargent des fichiers musicaux sur lesquels s’appliquent des droits, à se repentir. Ils devront s’engager à ne plus pratiquer d’échanges, et à supprimer de leurs ordinateurs les morceaux musicaux illégaux. D’accord pour la RIAA -mais les autres ? Des larges zones d’ombres subsistent? Pour la RIAA, l’opération pourrait entraîner d’importantes économies, en évitant des procédures coûteuses, tout en lui assurant une publicité non négligeable. Mais combien d’internautes vont se dénoncer ? Le plus délicat vient de la représentativité de la RIAA. En effet les ‘majors’ dont elles est majoritairement constituée, ne représente pas l’ensemble de l’industrie! Les communautés d’internautes et de consommateurs craignent de voir les non-adhérents à l’association profiter de l’identification des amnistiés pour lancer leurs propres poursuites. Le voile se lève sur les méthodes de la RIAA

La question est posée depuis le début de l’offensive: quelles sont les méthodes utilisées par l’association pour repérer les contrevenants? Les premiers procès commencent à lever le voile sur ses techniques d’enquête.

Une première remarque s’impose: la RIAA vise en priorité les communautés d’étudiants. Les universités américaines se trouvent de facto assimilées, par la multiplication de leurs réseaux, à des nids de pirates! Elles représentent donc une cible privilégiée pour les enquêteurs. Plus inquiétant, la RIAA a révélé qu’elle dissimule dans des fichiers musicaux des ‘espions’ qui lanceraient des messages vers ses serveurs. Une sorte de traçabilité des fichiers au profit de la lutte contre les pirates et les sites d’échange qui stockent les fichiers musicaux illégaux. Quand la lutte contre le piratage reprend les techniques des pirates!…


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