L’informatique ‘Santé’ pèsera 1,3 milliard en 2006

Régulations

Une étude Oracle/IDC sur le secteur la santé. Apparemment ça va faire mal !

Pour ce troisième volet de leurs études sur l’informatique dans le Secteur Public en France, Oracle et IDC se sont penchés sur les orientations réglementaires et les évolutions informatiques du secteur de la santé.

Dans le grand chamboulement réglementaire de la Santé (les plans Hôpital 2007 et Hôpital 2010, le dossier médical partagé -ou DMP- facilitant le suivi et le partage d’information sécurisé du patient, la tarification à l’activité ou T2A…), l’informatique s’impose au c?ur du changement et de la réorganisation. Le logiciel croît et le service augmente IDC a interrogé un échantillon de 182 établissements de soins représentatif des 3.000 établissements français. L’institut estime le montant total de l’investissement informatique du secteur à 1,18 milliard d’euros en 2005, soit une hausse de 8,4 % par rapport à 2004. Par ailleurs, la croissance devrait se poursuivre en 2006 à un rythme de 10,3 % toujours selon IDC, pour atteindre 1,302 milliard d’euros. Pour la répartition de ces engagements, on notera que le logiciel (21 % de la dépense totale) a enregistré la plus forte croissance en 2005 (+ 11,2 % à 247 millions d’euros), et devrait confirmer en 2006 (+ 13,5 % à 281 millions d’euros). On remarque également une forte croissance des services dont l’enveloppe flirte avec 650 millions d’euros. Des chiffres qui expliquent le regain d’intérêt croissant pour la Santé des SSII et des éditeurs de tous horizons. Les DSI des hôpitaux confirment d’ailleurs subir de plus en plus les assauts répétés de l’industrie informatique ! Le public : poids lourd du secteur Les investissements informatiques ne pèsent que pour 1,7 % dans la dépense globale des établissements de soins. “On constate que 70 % des établissements de soins dépensent moins de 250 000 euros en informatique, et que 6 % d’entre eux disposent d’un budget informatique supérieur à 1 million d’euros, soit 180 établissements de soins pour un poids de 58 % des dépenses informatiques“, précise même Alain Petrissans, directeur des études chez IDC France. On remarque aussi, que les budgets en millions de francs concernent 9 % des établissements publics contre 2 % des établissements privés. Les gains envisagés (et déjà prouvés dans bien des domaines) montrent combien les retours sur investissement peuvent être rapides. Toutefois, les besoins en équipement médical restent importants. Espérons que la concertation constructive avec les syndicats, conscients de ces évolutions indispensables, perdurera. Par ailleurs, 49 % des dépenses informatiques ont financé des charges d’exploitation courante en place en 2004, et 30 % la mise à jour des infrastructures existantes. Quant aux nouveaux projets, ils ne représentent que 21 % des budgets. Nous attendons avec impatience une réactualisation de ces chiffres qui devrait confirmer une hausse significative de ces indicateurs. Ou alors, la communication des hôpitaux et du ministère de la Santé aura une fois de plus devancé le terrain?


Auteur : José Diz
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