L’intégration simplifiée dans un monde Oracle ouvert

Régulations

Après l’annonce en avril dernier de son offre Oracle Application Integration
Architecture, l’éditeur annonce les premiers modules d’intégration prêts à
l’emploi aussi bien sectoriels (banque, télécom, etc.) qu’horizontaux
(logistique?)

Depuis quelques années, les entreprises ont pris conscience du besoin de consolider leur système information, en assurant la cohérence de leurs données et en assurant le partage et la communication. Une situation à laquelle ont répondu avec succès les progiciels de gestion intégré (PGI ou ERP) ou les solutions de gestion de la relation client (CRM) en apportant le socle de base. Néanmoins, le vaste champ des applications existantes à souvent été négligé, malgré le besoin impérieux de les intégrer au mieux à ce socle. De même, les directions informatiques souhaitent pouvoir intégrer simplement des fonctions ou applications provenant de divers éditeurs.

La promesse d’une intégration simplifiée et plus rapide

Oracle, suite à ses multiples rachats, occupe fortement la scène informatique : base de données, intégration, ERP, business Intelligence, datawarehouse, etc. L’éditeur propose aujourd’hui Oracle Application Integration Architecture, sa plate-forme facilitant l’intégration des processus métiers (bien sûr, ouverte et basée sur les standards). Grâce aux technologies SOA, et au moyen de référentiels bien définis, l’opération s’avère certes plus aisée. Atout intéressant, l’approche consiste à découpler au maximum (voire totalement) la logique et les règles des métiers de l’entreprise aussi bien des bases de données que des applications. L’éditeur se fait un devoir de rendre possible cette opération avec des applications Oracle, mais aussi d’éditeur tiers ou avec des développements spécifiques. Pour accélérer et simplifier la tâche, Oracle fournit des intégrations prédéfinies pour ses logiciels ERP et CRM, et pour ses solutions verticales. L’ensemble s’appuie sur un modèle objet commun et sur le langage d’exécution de processus standardisé BPEL. Bref, une modélisation BMP alliée à un bus ESB avec orchestration, etc.

Si SAP propose déjà ses cross-apps (xApps pour les intimes), Oracle s’ouvre aussi sur les autres applications et n’enferme pas (a priori) son client dans son propre environnement. De plus, l’entreprise reste libre d’intégrer ou non des modules préparamétrés en fonction de ses besoins. Oracle annonce aujourd’hui plusieurs modules métier ou horizontaux parmi lesquels : Oracle Billing and Revenue Management (Ex: Portal Software) pour la facturation dans les télécommunications (reliant Siebel CRM, Oracle Portal et Oracle Business Suite), Transportation Management pour la planification logistique suite à l’acquisition de G- Log (reliant Oracle Business Suite et JD Edwards), ou encore un module financier reliant Siebel CRM et le logiciel bancaire i-Flex.

Conserver l’évolutivité et éviter les ruptures technologiques

Si ces processus et l’approche sont respectés, Oracle assure la compatibilité avec les versions à venir de ses solutions. Évidemment, les paramétrages par défaut, élaborés par des spécialistes sectoriels, reprennent les meilleures pratiques de chaque domaine. A l’entreprise, ou à son prestataire, d’estimer à quel degré le paramétrage par défaut répond au besoin, et quel coût d’adaptation s’avère nécessaire.

Si le modèle s’avère intéressant, l’entreprise devra cependant accepter de dépendre d’Oracle pour le socle et l’intégration via le middleware Fusion (même si le recours à des solutions tierces reste possible comme Informatica pour ETL ou Tibco pour l’ESB par exemple). Mais dépendre en partie d’Oracle est-il réellement le pire des partis pris ? A chaque DSI sa réponse, et sa prise de risque.


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