Linux est prêt à envahir le secteur de la téléphonie mobile

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Selon ABI Research, l’arrivée du système d’exploitation ”open source’ pour
les terminaux mobiles n’est plus qu’une question de temps

Une nouvelle étude promet un bel avenir à Linux dans le secteur des mobiles. Même si jusqu’à présent, les visions les plus optimistes tardent à se confirmer : le monde de l’OS mobile est outrageusement dominé par Symbian (contrôlé par Nokia) et par Windows Mobile de Microsoft.

Cependant, Linux a pris d’assaut le secteur de la téléphonie mobile avec une double attaque portant sur le systèmes d’exploitation du commerce et sur la conversion de système d’exploitation capable de fonctionner en temps réel (real-time operating system replacement).

Selon une nouvelle étude réalisée par ABI Research, plus de 127 millions de téléphones mobiles seront basés sur un système d’exploitation Linux d’ici 2012, contre seulement 8,1 millions en 2007.

Par ailleurs, les ventes de téléphones intégrant Linux comme solution de remplacement de système d’exploitation temps réel devraient passer d’un niveau quasi-nul en 2007 à plus de 76 millions d’unités en 2012.

“L’intégration de Linux dans les téléphones cellulaires n’est pas une question de ‘savoir si’ mais plutôt de ‘savoir quand'”, a déclaré Stuart Carlaw, directeur d’ABI Research.

Selon le rapport, les obstacles liés à la fragmentation des marchés verticaux et horizontaux, qui a gêné l’épanouissement commerciale de Linux dans ce secteur, semblent se lever.

D’un autre côté, les problèmes de latence n’ont pas permis de considérer Linux comme une solution viable de remplacement de système d’exploitation temps réel dans les terminaux monoprocesseur.

Mais Stuart Carlaw est convaincu que les solutions innovantes comme PREEMPT_RT, l’environnement d’exploitation virtuel VirtualLogix et l’utilisation de commandes de système d’exploitation temps réel sur les noyaux Linux devraient permettre de résoudre ces problèmes de latence.

“Cependant, les industries doivent appréhender les coûts d’exploitation des solutions Linux et doivent créer un bouquet commun d’interfaces de programmation [API] pour permettre aux développeurs tiers de réaliser des économies d’échelle,” a-t-il ajouté.


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