Linux : la Fedora 16 met le feu au cloud

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La prochaine version de la distribution Linux communautaire Fedora proposera de multiples nouveautés, dont certaines lui permettront de s’ouvrir largement au monde du cloud.

Dans le courant de la semaine passée, la première version de test de la Fedora 16 a fait son apparition. Cette dernière est accessible en moutures x86 32 bits et 64 bits, depuis cette page web. Si la version définitive de cette distribution Linux n’est pas attendue avant le 25 octobre 2011, les nouveautés qui y seront intégrées sont d’ores et déjà connues.

Une infrastructure modernisée

La Fedora 16 proposera son lot de nouveautés en terme d’architecture. Elle adoptera tout d’abord le gestionnaire de démarrage GRUB 2, qui pourrait prochainement faire son entrée en mouture stable. Il remplacera avantageusement son prédécesseur… lequel n’est plus maintenu.

L’accès au matériel sera refondu, ce qui devrait permettre de réduire le temps de démarrage du système d’exploitation. Le pilote pour le système de fichiers ext4 sera en mesure de lire directement les partitions formatées en ext2 et ext3, ce qui – in fine – réduira la taille du noyau Linux (qui n’aura plus besoin de pilotes ext2 et ext3 tiers).

Les utilisateurs desktop seront heureux d’apprendre que les environnements de bureau GNOME 3.2 et KDE 4.7 seront de la partie. GNOME 3.2 proposera des fonctionnalités qui lui permettront de réduire l’écart qui le sépare de GNOME 2.x. Une bonne nouvelle pour les utilisateurs.

Virtualisation et cloud

Les développeurs ont mis l’accent sur les problématiques actuelles que sont le support de la virtualisation et l’apport de fonctionnalités cloud. Du très lourd est présent dans ces deux secteurs.

Côté virtualisation, nous notons tout d’abord le support en standard de l’hyperviseur Xen (en plus de KVM), mais aussi l’utilisation de machines virtuelles pour faire fonctionner des applications derrière un bac à sable, la possibilité de surveiller finement le fonctionnement d’un OS virtualisé de type Linux ou Windows (applications lancées en son sein, contenu du disque virtuel, lecture de la base de registre Windows), etc.

Et pour le cloud ? La Fedora 16 sera livrée avec HekaFS (une version multitenant du système de fichiers ‘clusterisé’ GlusterFS), Sheepdog (un système distribué de stockage d’objets), pacemaker-cloud (un module qui ajoute des fonctions de haute disponibilité aux environnements cloud), etc. Dernier point, et non des moindres, l’ajout d’Aeolus Conductor, une plate-forme d’IaaS (Infrastructure as a service) interopérable capable de créer et de gérer des instances EC2, Rackspace et RHEV.

… et bien sûr le développement

Les développeurs sont – comme toujours avec la Fedora – particulièrement chouchoutés. Perl passe en version 5.14, le Glasgow Haskell Compiler en mouture 7.0.4 et D est remplacé par D2. Une nouvelle suite d’outils se focalisera sur le développement ADA. Voilà qui devrait ravir un grand nombre de programmeurs. Enfin, un greffon permettra d’étendre (relativement) aisément le GCC à l’aide de Python.


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