Linux : l'OpenSUSE 11.2 sort et se démarque

Logiciels

La nouvelle version OpenSUSE 11.2 est enfin disponible. Certains choix stratégiques lui permettent de se démarquer des offres concurrentes.

L’OpenSUSE 11.2 vient de faire son apparition sur les serveurs du projet . Ce système d’exploitation développé par la communauté est largement parrainé par Novell.

Plusieurs versions sont disponibles :

-un DVD, qui comprend un large ensemble de logiciels,

-des moutures GNOME et KDE, qui permettront d’essayer l’OS ou de l’installer,

-une version minimaliste, qui récupérera les paquets voulus depuis Internet. Le tout est disponible en versions x86 32 bits et 64 bits. Ceux qui disposent déjà d’une openSUSE 11.1 pourront la mettre à jour avec l’outil Zypper.

Nous avons testé rapidement cette nouvelle offre. La procédure d’installation est d’excellente qualité, mais demeure un tantinet longue (environ 25 minutes). De plus, il faudra choisir entre les environnements de bureau KDE et GNOME. Le choix est ici difficile. De fait, KDE est l’environnement historique de la SUSE Linux, alors que GNOME semble mieux adapté à certains logiciels développés par les équipes de Novell : Mono, Banshee, iFolder, etc.

Le bureau KDE est bien implémenté (voir notre copie d’écran). Le thème et les gadgets de bureau sont efficaces et le menu système bien pensé. Bon point, l’intégration des applications ‘non-KDE’, comme OpenOffice.org ou Firefox, est parfaite. Toutefois, KDE est tout sauf un modèle de sobriété. Dans le doute, optez pour GNOME, un environnement de travail plus épuré et plus facile à maîtriser.

Une infrastructure refondue

L’openSUSE 11.2 s’architecture autour d’un noyau Linux 2.6.31, spécialement optimisé pour une utilisation desktop (une bonne idée). Les partitions sont formatées en ext4. Du côté des environnements de bureau, vous retrouverez KDE 4.3 et GNOME 2.28. Les logiciels sont à jour : Firefox 3.5.4, OpenOffice.org 3.1.1, Gimp 2.6.7…

Qui dit SUSE, dit YaST2, un outil qui sera très efficace pour configurer le système ou installer des logiciels. Ce nouvel OS est livré avec une version préliminaire de YaSt Web, qui permettra d’administrer le système à distance. Vous noterez aussi que le support du matériel est en progrès, en particulier dans le domaine des netbooks.

En ce qui concerne les applications, les développeurs ont mis l’accent sur la connectivité, en intégrant des logiciels capables d’interagir avec des services en ligne. Choqok est une application KDE pour les sites de microblogging Twitter et Identi.ca. Sous GNOME, Gwibber est présent. Il permet d’accéder à Twitter, Identi.ca et Facebook.

La stratégie de Novell transparait au travers de ces nouveautés. D’une part, YaST Web sera un élément essentiel pour administrer des serveurs ou des appliances virtuelles. D’autre part, les logiciels adaptés aux services web populaires sont des alternatives intéressantes aux applications web (qui demeurent moins fonctionnelles et moins réactives). Grâce à ces outils, l’openSUSE 11.2 véhicule un message clair : le desktop n’est pas mort.

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