Linux : Mandriva à vendre

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L’éditeur français Mandriva a initié des discussions avec l’entreprise britannique LightApp. La situation financière est critique.

Où va Mandriva? A l’heure où le seul éditeur français d’une distribution Linux annonce la certification de son OS pour les modems 3G Huawei (E156 et E160) et ZTE (MF626 et MF100), une indiscrétion postée sur son site nous apprend que Mandriva a initié des discussions en vue de sa revente.

L’extrait du procès verbal du conseil d’administration du 24 mars indique que la société LightApp« a renouvelé son intérêt pour l’acquisition de Mandriva ». LightApp est une compagnie basée à Londres qui développe des solutions d’informatique hébergée (ou déportée) en ligne permettant la réutilisation de machines vieillissantes ou bon marché, voire de simples écrans de télévision, à titre de clients légers à partir d’une connexion Internet haut débit.

A noter que l’extrait du procès verbal fait référence à la société « LightApps » alors que nos recherches en ligne nous mènent à l’entreprise « LightApp » (sans ‘s’). Mandriva n’a pour l’heure pas retourné nos appels pour confirmer cette probable coquille mais l’activité de LightApp s’inscrit en phase avec les technologies de Mandriva, notamment à travers ses solutions de virtualisation. De plus, Mandriva revendique 3 millions d’utilisateurs de ses produits dans le monde. Une base non négligeable.

Toujours est-il que la situation financière de Mandriva est inquiétante. L’entreprise entendait s’appuyer sur une trésorerie (à fin mars) de 200 000 euros pour régler les charges d’Ursaff, provisionner l’échéance du plan de continuation et régler les salaires.

« La situation transitoire que connaît Mandriva actuellement conduit à réfléchir à la mise en place d’un système permettant de maintenir le niveau d’implication des “hommes clés” de Mandriva afin que les négociations en cours qui permettraient d’assurer la pérennité du groupe aboutissent », lit-on encore. Autrement dit, la revente de l’entreprise s’affiche comme l’unique solution alternative à sa fermeture. Il est encore trop tôt pour en connaître les conséquences, notamment pour les 80 employés, environ, de Mandriva.

Une annonce néanmoins quelque peu inattendue alors que Mandriva venait de se doter d’un nouveau dirigeant en la personne d’Arnaud Laprévote. Son profil technique aidera probablement à éclairer les discussions sur les transferts de technologies tandis que l’ancien directeur général, Hervé Yahi, alors nommé directeur stratégie, se concentrerait finalement sur les modalités de la transaction…


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