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Logiciel Volkswagen : Bosch démasqué, mais se dédouane

Depuis le début de l’affaire des mesures truquées des émissions de carbones de certaines voitures Volkswagen, il est au centre de toutes les attentions. Qui ? Le logiciel intégré dans les véhicules et capable de tromper les tests anti-pollution en modifiant les données moteurs. Le quotiden Bild a mené son enquête pour savoir qui se cachait derrière ce programme. Et la réponse est Bosch.

L’équipementier allemand a reconnu être le fournisseur de ce logiciel. Il a précisé dans un communiqué avoir procuré à Volkswagen « des systèmes d’injection à rampe commune destinés à équiper les moteurs diesel ». Mais pas de mea culpa particulier, plutôt une opération de dédouanement pour Bosch. En effet, l’équipementier allemand indique que ce logiciel a été mis à disposition du constructeur en 2007 mais à des fins « de tests (internes) et non pour la conduite ». Or, c’est à cette date que Volkswagen a commencé à installer le logiciel sur des moteurs diesel afin de truquer les résultats des tests officiels, selon l’enquête américaine.

Des avertissements sans conséquences

A l’époque, Bosch avait alerté le groupe automobile que le fait d’installer ce logiciel sur les véhicules était illégal. Un autre quotidien allemand, le Frankfurter Allgemeine, parle d’un salarié de Volkswagen qui avait alerté la direction du problème lié à ce logiciel. L’enquête devra déterminer les responsabilités et les connaissances de chacun dans cette affaire.

Une affaire qui a un effet boule de neige, car après les véhicules Volkswagen, c’est au tour des marques Audi et Seat d’être dans l’œil du cylone. Le ministre espagnol de l’industrie a demandé ce week-end au groupe allemand de lui fournir le nombre de Seat roulant au diesel et susceptibles de comprendre le logiciel incriminé. Près de 500 000 voitures pourraient être concernées, souligne El Pais. De son côté, Audi a confirmé qu’elle était touchée à hauteur de 1,42 million de véhicules en Europe occidentale dont 577 000 en Allemagne et 13 000 aux États-Unis. Des informations qui enfoncent encore un peu plus la cote de l’action Volkswagen en bourse.

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Crédit Photo : Simone mescolini-Shutterstock

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